HISTOIRE SOCIALISTE 75 que du fait des emprunts sui le de la guerre de J8ï0, p~sc sur la fortune de la France, sur la liberté de la France, sur l'indépendanrc de chaque citoyen. ,, El, depuis trente ans, celle dette n'est pas all(•géc, au contraire. La delle de fa guerre ne se règle pas. ~lalgré une richesse croissante, la génération qui a , u ces él"éncments cl les g,··nél'ations qui se sont succédées transportent le fardeau, avec le dcYoir de l'acquillemenl, à leurs successeurs. « On fut lrès fier, en lRïl et 1872, du succès des deux emprunts: on pourrail Nrc plus Îtcr si, ap,·ès lrcnle ans, ils étaient soldés. ,, . Sans doute, avec l'historien, faut-il convenir que nul l'ran~ais ne saurait oublier quels furcnl les auleurs responsables de toutes les calamités qui entrainèrent de telles charges, qui, encore, écrasent nos budgets; bien d'autres s'y sonl ajoutées depuis. ~lais il imporle aussi de bien <-Lablirque c·csl sur la classe qui produit toute la richesse, qui chaque jour contribue par son labeur à son développement, que retombe indirectement mais s,lremenl le poids de Ioules ces dettes accumulées, de bien établir à qui réellement incombe les véritables rcsponsal,ilités. Si la bourgeoisie fran~aise, poussée clans son enscmule par un conservatisme a"cuglc, n'avait pas escamoté la Hévolulion de 181,'l,si elle n'avait pas fusillé les Ira.ailleurs parisiens en Juin, si elle n'avait pas, par les lois de Mai, mutilé le suflrage uni\'erscl à peine conquis, si clic n'avait pas désorienté la France, clic n'aurait pas préparé l'empire en favorisant la préparation du Coup d'1:;1atde Décembre. C'est clic la \'raie coupable. Cerlainemcnl elle en a souffert; clic n'en sou!Trc plus; sa fortune n'a fait que s'augmenter; jamais elle ne ful plus riche ni plus puissante. Le peuple qui travaille ne doit jamais ouulier les fautes de l'Empire: il ne doiljamais oublier les fautes de la bourgeoisie qui cléte1·min~renl la restauration du régime impé1·ial ! • 1;11APITHE XI\. l11'11liét11decsa11séespar la crainte d'11ne g11erre. - le bilan r/11 uain'lueiu·. la date du 18 Mars. - le mouvement socialiste. La France entière avail été en proie à une émotion profonde, à une angoisse poignante, tandis qu'au cours des négocialions lendanl à anticiper sur les dates prévues pour le ri•glement de l'indemnité de guerre cl l'évacuation du territoire, des menaces s'étaienl produites du côté de l'Allemagne el avaient donné des craintes sérieuses de nouvelle conflagration. Cc n'était
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