HISTOIHE: sor.J,\l,ISTE onze furent donnés à des républicains. dont )1. Challemel-Lacour; un seul bonaparlislc fut élu, )1. Lever!. Cc fui dès les premi~rcs séances <lejanvier que )1. Thiers put conslater que la« lune de miel élail finie». Il esl vrai de dire qu'il s'obstina à soutenir des idées vieillolles, ce qui le conduisit à la première crise sérieuse dont ne surent pas profiter ses adversaires; il c·sl vrai <JUC l'attitude· du pays n'avait pas été sans les imprc-ssionncrvivc-mcnl. Apri•s une escarmouche assez sérieuse à propos <lu projet de loi tendant à autoriser la Banque de France à augmenter de 100 rnillions l'émission de ses billets cl qui n·a,·ait t•u sa solution que le '2\1dt'ccmbre, se posait la grave question des impùls nécessités par les charg,,s nouvelles el lourdes auxc1uelles il importait dû parer. Plusieurs sysli•mes s'élaic•nt trouvés en présence : application de centimes additionnels, c·cst-,-dire conservation pure cl simple des anciens impôts directs: irnpt'>tsur le revenu; relhemenl tics droits de douanes; impôt sur les matières premières. r.e de, nier sysli·me avait les préffrcnces de )1. Thiers; il ,·,·n était déj/1 expliqué dans son message d11 ï décembre cl. ualurcllcment, i 1 reliait r~tlc ~olulion il ses vurs rn mali1~re ~de- rrlations économiques avec l'élraqg,'r. Pour tout dire, )1. Thiers était prolectionnisle, hostile par suite ahx trailfs de cornnH•r'C(' qui a,·aienl innuguré en France, d<'puis 18(i0, le régime libr ..-échangi,k .. \ussi follail-il considérer eomrne la conclusion logique de ses ,·11pséconon11'1ues i.,s deux propositions faites pa,· le cabinet à l',\ssemblée: élabli~SPllH'nl de dl'oits sur les maliè-rt·s pr<'rnièrrs, rel(·, Pmenl des laxe-s ~ou anîères. Chacun s'~verluanl, a,·ec un patriotisme hautement désintéressé, à contribuer le moins possible aux charges qui pesaient sur la France, un grand courant d'opinion se manifesta dans le monde industriel et commercial et ce n1ouvemenl rw fut pas sans exercer une grande, délermin:fnl<' inllucncc sur l',\sscmblée qui, cependant, dans sa majC\rilé, se ralliait au r(•ginw protectionni~le. Ue débats t:'udébats, deux S('Uls f--)~lt\mes (·tnirnl rcslés en concurrence: l'impùl sur le re,·enu el l'impôt sur les matifrcs premières. Lïmpôl sur le revenu qui, trente.six ans apr(.'s foit encore rouler tant d'••ncre, suscite ,le si nombreuses el si sérieuses polémiques. nH'me dans les rangs du pays r(·publicain; dont la discussion, tant de fois amorcée, a toujours été ajourné .., avait été discutée durant six séances à la fin de l'année 1871. \·oie, ce qu'en a écrit ~I. G. llanoh•aux dans son lfisloire de la France conlem- /HJr11ùie 1. 1, page :383): « La proposition émauail d'hommes d'une compéte!1ce incontestable: ~Dl. \"olowski, Henri Germain, Léonec de Lavergne. Ils insistaient sur les a,·anlagcs d'un impôt contre IPqucl assurément 11 existe, en France. un fort préjugé, disaient-ils, mais qui rst appliqué en Angleterre, aux Etals-Cnis, eu Prusse, en Autriche, en Suisse, en Italie; impôt juste, car il l'ail contribuer Lous les citoyens proporti-Onnellement à leurs ressources;
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