HISTOIHI:: SOCI.\Ll::i'l't-: 1 il trouvait moyen do S(l' me-Ier aux intrigues politi<1u~s, S{' rangeant, contre le· chef du pouvoir exéculif', du coté des monarchiste~. Ceux•ci, si férus en apparence de patriotisme, loin de sen ollusqurr, s'en f'<'licitaient, lanl parmi eux la la passion polil(que dominait tout aulre senlimenl. Ces monarchistes-là étaient bien les descendants de ceux qui, après avoir (•migré. porté les armes contre leur patrie assaillie par de redoutables C'Oalitions, (·laient revenus dans les « fourgons de l'étranger "· Patrie, drapeau, tout leur élail indifférent, pourvu que la Hépublique fut renversée el que ful restaurée une monarchie. Non sans peine, les dirficullés s'élairnl momentanément apaisées dans le domaine de la politique exlérieure; elles allaient, en revanche, sr poursuivre avec une rare intensité rlans la p9litique intérieure. L'accord des conscnaleurs proprement dits el d'un certain nombre de représentants à étiquette répul,licaine n'allait se réaliser que quand il s'agirait de combattre la fraction la plus avancée du parti républi,·ain ou le socialisme sous ses aspects les plus ,·agurs, les plus modérés. Du socialisme, ils a\'ai~nt les nolions les plus singuli~res et la haine la plus vivace. L'année 18i'2 s'était ouverte pa,· un assc/4 important épisode des:iucessantcs conspirations monarchiques. li s'agissail de réparer le désarroi provoqué par la, déclaration dt, comte rle Chambord relati,·e au drapeau bla11c, et ~I. de Falloux, qui n'appartenait pas à l'.\ssemblée nationale, mais n'en avait pas moins une très grande influence, avait assumé la làche de tcnler le ralliement pour un suprême et décisif' assaut contre la République. Celle nouvelle tentative de fusion entre orléanistes et légitimistes avorta, mais les détails en furent connus; ils /,murent l'opinion qui put <'Onstater que les conspirateurs ne reuonçaicnt ni à leur œuvre, ui à leurs espérances. C'est sous celle impression qu'eurent lieu les éleclions partielles du 7 janvier; elles furent un nou,·eau succès pour les républicains. Toulef'ois, à Paris, M. ,·autrain, président du Conseil muuicipal, d'étiquette républicaine, ancien maire du I\·• arrondissement sous le gournrnemenl de la ùél'ense nationale, politicien ondoyant et di,·ers, qui avail ,·oté, à L\ssemblfr communale, contre lïnslruction laïque; qui affirmait que la Hépubli<1uc ne pouvait ètre placée au-dessus de la souveraineté du sufTt-agc uni,·ersel: qui n'a"ait meme pas ertleuré la question cependant si parisienne el si d'actualité de l'amnistie, était le candidat opposé à Viclor llugo. Toute la réaction se groupa autour de lui et Paris, en l'élisanl par nl .158 voix contre 93.243, vola commP. un bourg pourri de province. Paris, il est vrai, élait bien ûhangé. Jules Favre, toujours « jatte de lait empoisonnée», en tira argument et · caractérisa l'élection : « Réconciliation de Paris avec Versailles, retour de l'Assemblée à Paris, amnistie». C'était le même homme qui, étant ministre des Allaires étrangères, avait sollicité l'extradition contre les« communards» qui avaient réussi à franchir les frontières. Pouvait-il aussi amnistier Milliére/ La province donna une leçon à Paris, puisque sur seize sièges à pourvoir,
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