J. Labusquiere - La troisième République ; J. Jaurès - La conclusion: le bilan social de 19. siecle

IIISTOlllli SOU.\ USTF. 2ï l"Assemblée, par son rnle. de les recommander à re.ra111e1s1érieux el hiem•ei/lcml du gouvernement. C'étail un ordre plus ,,u·une indiralion. )l. Thiers, qui avait approuvé l'expédition romaine en 1:-WI, tanl à rextérieu,· qu'à lïnléricnr: qui, sons l'Empire, s·étail opposé de loulessrs forces à la collabornlion de la France à l"uni(icaliou de l"llalic•, comprit le danger de la situatîon. Ap1·l•s a,·ofr évoqué son altitude, conslaulc, 3.YOÎraffirmt'> toute ~a défé,·ence e,wrrs le chef de !"église, il 1·xposa les dangers de toute nature que pouvait entrainer le ,·ole réclamé par le rapporteur. • Il y a aujourd'hui un royaume d'Italie qui compte dans les grandes puissances européennes. (Jue voulez-vous y foire"? Il ne faut pas nous imposer une diplomatie qui aboutirait à ce que vous désa1·ouez: la guerre. Ne nous impose, 1>as, sous des termes rouverts, une t,lche que vous n'accepteriez pas ,·ous-mèmes. « L·Europe tout entii're acreple l'Italie. Eh bien'. mellez-Yous à ma place; je regrette d'aflligfr les catholiques, mais si loutrs les puissances enlrelirnnenl avec r1talie d't'xcellenls rapports, que ,·01ile,-,·ous que j'y fa<se t )lais, dilrsvous, il ne faul poinl accepter la dod,·ine des faits accompli<. )lais quand toute l'Europe compte a\'eC l'Italie, ,oulez-1·ous que je prépare al'cc elle des rapports compromettants pour l'avenir! Je ne puis le faire. \"ous ne ,·o,ilez I'"' la guerre, dites-mus'! :\~ me demande, pas alors une politique qui serait inconséquente si je ne la poussais jusqu·au houl '. ,, Tous ceux qui appuyaient les pétitions des él'<'ques étaient acculés dans une impasse, avec le spectre de la guerre apparaissanl comme la conclusion fatale de leur mou,·emenl sur le pays qui les a,ail élus a,·ec un seul programme : « la paix quand mème, et malgré tous les sacrifices matériels, moraux, qu·,,11epourrailenlrainer '. n De cel embarras cxlr,'me, l"évèque d.Orléans, l\l. Dupanloup, dont le rôle dans toutes les intrigues était si actif, se fil l'interprèle en un discours confus el sans conclusions fermes. La bataille, forl vi,·e, s·engagea sur l'ordre du jour présenté par )J. )larcel 13arthe, ,ra,·cord avec le chef du pouvoir exécutif, tandis que la gauche avail d'abord réclamé rordre du jour pur et simple, seule sanction que mérilàl le sujet de la discussion. L·ordre du jour de )1. Marcel Barthe portait: « 1;AssemiJléc, confiante dans les sentiments patriotiques el la prudence d,u chef du pouvoir exécutif, passe à l'ordre du jour "· JI étail utile que dans une question pouvanl epgager ou compromettre la paix, une manifestation très nette couronnàl le déoat. M. Gambetta, qui renlrail en sci·ne, le comprit, el, au nom de rextr~me-gauche, il fil la déclaration suivante : « 'l'ous avions proposé un ordre du jour pu,· el simple suivi c1·une demande de scrutin, mais après les déclaralicns patriotiques de )1. Thiers, après la garautie qui nous est donnée de la paix européenne, nous nous rallions à l'ordre du jour accepté par M. le chef du pouvoir exécutif "· La gauche entièr~ avait applaudi celle déclaration; il semblail qu'un vote unanime dùt terminer cel incident 'l'.lu·avail caractérisé la premii•re

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