2(i lllSTOlllE SOCIALISTE Aussi loul l'i·lémenl clérical parlicipail-il avec enlrain au mouvement dcslin(, à 1·,,11v('rs,•1· la Hl·publiquc <'l à reslaurrr la monarchie lraditionncllc. ,\n·ht•,·t'fJUr..,r•lé,,\qucs marchai<'nl à la ll"le <lc- celtr armée aux manœuvres tour à tour 'ïournoises ou nu<larieuses. suivant Jes circoostances. 1 ls avaient entonn(• I<" r, n,um pour céléùrer l'écrn•<"ment de la l\évolution r(•publicoinc, ~oernilsle et liure pe11seuse; au risque des plus t;ra,rs, drs pl11s da11gerru•es cornplicalio11s, ils allaient lcnler de reslaurer le pouvoir lemporel du pape. C'tsl ce que ,is",L la pétition des é,·~ques •tui, le 2? juillet IMïl, anH>n;ail une relcntissanl~ cl orageuse dist:ussion. Plu•ieur, pélil,ons organisées rar 1,,s ér,'ques de \"annes, de \"crsaillrs, de Sainl-llri<'ll<', de l\oucn, de Quimper, de Hennes, de Bourges, avaient élé d<:pos,•es sur le bureau de l'.\ssemblé<" nationale. Crs pélitions d,•mandaienl inslammenl à l'Assemblée d'exercer une énergique pression sur le gou,·ernemenl pour qu'il propo5'lt aux pui•sanc<"s de se conccrler. en ,·ue dr rrndre au pape une silualion qui lui resliluàl el lui garanlil l'inJépen<lancc nécessaire à la Jircclion cl,, l'l~glise ,'alholique. L~s prola(,onisles de ces pélitions étaient lellemrnt a,euglés par la pas,ion cléricale et monarchiste qu'ils ne comprenaienl pas que les puissane{\S él rangl•rrs 11 ·avaient aucun inlért'l - au contraire - à tenter l'annulation drs événements du 20 S<'plembre el la renonciation Je l'llalic, désormais unifiée, à Home donl elle venail de faire sa ,·apilale, les armes à la main, cl <1uc,si le gou"erncment de )1. Tluers cèclail aux injonctions de la majorité conser,·atrice, conduite par les prélats cl les hobereaux, également fanatiques, il s'exposerail cl exposerait la France au ridicule ou à quelque désaslrcuse a.-enlurc. Ce fui un clérical ardent, ~I. Pajot, qui rapporta les pélilions. Son discours leur donna leur ,·érilahle carllcli•rc; à le relire trente-six années après, on se demande comment le su Orage universel, même après la profonde perturbation qui , ,•nail M se produire, a\'ail pu confier les destinées du pays à des cen·caux aussi gra, <'lllCnlalleints. \'oici un des passages css.•nticls de ce monument d'aLerralion oratoire: • Elle (la Françe) 11esaurail oublier qu,· la Hépubliqu<' n'a pas fait di-faut, en li- f;.,, à la lradilion fran~a,se. '\'ous ne pOU\'ons nous rt'soudr,• à l'examen d'une cause jusl,• <•Isainte. L'honneur <"lla ,lignilé de la France, lui commandent, maigri· ses malheurs, dïnten·cnir en favN11· du Saint-Père cl cela par respect pour la lilll'rlé de consc,cnce cl la foi Ms lraitrs. • '\'ous ne saurions fall'C appel aux armes '!!') clans la situation où nous somnfrs; mais nou, pou,ous fairt• un appel à l'Europe cntièl'O pour un intérêt uni,crsel. C\•sl à noire cliplom~lie qu'il faut confier la question, puisque nous ne pou,,ons fair(":-.utrerncnl; mais, scion notre droit, nous réscrYons l'avenir.» Et ~I. Pajot, fort hauilemenl. en manière de conclusion, réclamait que les pélil,ons fussent r,•n,'O)~es au n11ni<lre des affaires élrang...-es, demandant à
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