J. Labusquiere - La troisième République ; J. Jaurès - La conclusion: le bilan social de 19. siecle

HISTOIRE .,OCIALISTE fkcs pour assurer leur indépendance. Celle guerre n'Nail, du reste, 'lu'un épisode héroiquemenl illustré de l'histoire du peuple bo,·1· dons l e Sud- _\fr1cain. Or, malgré une diaproporlion évidente, les Anglois éprouvaient des éc hecs graves el successifs, émou, ant l'Europe entu•rr sans que celle-ci so nl(e:ll il sortir de son rôle d'admirnlricc platonique. Crrlainij, ils étaient nombrcu,, s'indignaient de celle altitude de neutralité, sans <1u'une kntali"• fui f atlc soit pour porter secours aux deux républiques menacées, soit pour propo ser aux belligérants de soumrllre lrur conflit à un arhitrngc. Celle indignation gén(·- reuse n'était que de la candrur. l'ouvaienl-cllrs song,,r à inlrrvcn1r, lrs nations européennes, alors que chaque jour, au mépris de cc que couramment on appelle le droit, elles exproprient cl oppriment, quand elles ne les mas sacrrnl pas, les peuplades noires du conlinenl noir el que, entre clles-m~mrs, à tout instant, surgissent des difficultés au sujet de quelque parcelle de l'Afrique'! Les Boi·rs recueillaient partout de chaudes S) mpathies, mais pas autre chose. Du re,te, ils ne s'étaient pas montrés plus cléments a,·cc les indigè-nes du SudAfricain que les Anglais avec eu,. Le 1,, mars, au Luxembourg, ~I. Chaumié a,·ail interrogé le ministre des AITaircs étrangères sur la possibil1li, d'une inlcrvenlion amiable en fa, ·eur des 130,·rscl il lui ovail été répondu qu·,1 ne paraissait ni opportun ni possible de fuire des démarches dans cc sens. Il n'en pouvait guère èlre aulrc,ncn t apn·s l'alTaire de Fachoda et au moment oi, s·csquissaiPol discn.,lement les Mm arches en ,ue d'un rapprochement de la Fr~nce cl de l'.\nglcterrc. Les mois d'a,·ril et de mai furent marqués, au l'adcrncnl, pa1· la fin d e la discussion si laborieuse du budget de l'armée ri par son adoption ; par l'adoplion èu projet de loi relatif à l'organisation d'une armée coloniale ri son rail a• chemenl au minisli-re de la Guerre. Au 110111de ses camarades soci alistes, ~I. ~embat, député de la Seine, demanda <1uc le slationncmenl des trou pes coloniales fut inlerèit sur le tcrriloire continental de la République, lru r pri•- seri'ce pou,anl constituer un danger politique. Celle proposition faite p ar voie d'amendement fut repoussée. La discussion du budget, revenu du Sénat, donna lieu à une di$cussion au cours de laquelle, ~I. Denys Cochin, député de la droite, el )1. .J. ~léline émirent de , ives critiques con ln• le Cabinet en raison de la présence de )1. )lillrrand el de l'appui qu'oU\•Crlcrnenl lui donnait, soit dans le l'arl,•mcnl soit an dehors, la majorité du parti socialiste. C'était là un proc(•d(, oratoirn de stiné à amorcer une allaque au sujet de ln politique suivie contre les congrég ations religieuses. Le président du Conseil rcpondil en déclarant que le (;ouvcrn ement ne faisait pas n•uvrc de sectarisme mais de défense do la société laique et des droits de l'l~tat en s'opposa ni • à l'envahissement inloléralllc des ordres régu• liers », que ces congrégations sortant trop fré,1ucmmcnl de leur rùle apparent ,... mNaicnl à la politique el anx intrigue, nou,1es conlr,, la l\épul,lir111c: • il y

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