J. Labusquiere - La troisième République ; J. Jaurès - La conclusion: le bilan social de 19. siecle

HISTOIRE SOCIALISTE danR c,~ pa~,s. ~·éeria-l-i1. trop d(• moinrs ligueurs <'ltrop dr rnoines d'affaires!» "· .1. :\klinr. lui, toul ,•n ~•ù1ffirmnt1l adv<'rsair<' du d(\riralisme mais aussi de Ioule polit1qur antirrligiP11i'ir, t--'::illadia à rf'prochcr au prl$idrnl du Conseil dC'sc·onrt•s.:-.ionsli·op nornbn~usC'sau ~orialisnH\ au rollcdi"ismc. La sagrssc, d'apri-s lui, consistait à conduire Jt, par li rrpublirain dans une lutte simultanée de di•f'ense de la société laïque el d,• l'ordrn social. L'adjonction cle )1. ~lillerand an Cabirwl avait redouhlé l'andacc des ré,·olutionnaires dont l'attitude r>wna,:anlc cl la propagande ,w f'nisaienl que s'acti,er. Il y aYail là un grave dan~et· pour le présc-nlcl l\nrnir. Les Chambres s'étaie1ll ajournfrs: on ne s·occupail plus que de l'ou,·erturc proeharnc de !'Exposition. Elle fut éclatante de mise en sc&nc; c'était l'inauguration d'une gigantesque kC'rmcRscinternationale qui devait attirer des foules au Champ-de-.\lar, <'I, en rrn'mr l<'mps. rhékr les grands progrès réalis,<s par les industries concurrenl<'S de l'indust,·ie fran•:aise par trop rn8Nrt'C dans les banalités de la routine. Le chômage, après l<'Slongs el hntifs travaux, allait commencer ù se faire sentir, à 8emcr· des misi'res d'autant plus crudlrs qu·un cl<'cor de fèlc éblouissante les masquait cl en détournait l'attention. ' ~lais, ks discussions parlementaires pas plus que les préparatifs de l'Expo• silion, n'avaient pu apais<'r l'a,·lion des ennemis de la Hépublique. Le parti nationaliste n'avait pas p<'nlu une seule minule; ses chefs avaient rrdoublé d'activité <'l d'lrabilcl(• en vu(' d'un effort considérable à trnler sur Paris. à l'occasion du renouvellement du Conseil municipal qui, pour la 1wemière fois, s'opérait rn m<'rne temps que celui des assemblées communales de Loule la France. Parfaitement organisés. avec à leur lèlc la Ligue de la Pairie (ran• çaise, la Ligue des Pa/riotes, le concours de cerlains socialistes transfuges groupés autour de ~l. llenrr Horheforl, puissamment aidl-s par la coalition réactionnaire el dériealc déciclfr aux plus grands sacrifices, les nationalistes avaient mrné une campaµ-ne ar·üenle, tenace, perfide, avec pour plateforme l'alfoirr Dreyfus,. la question palriotiqu,· el militaire rl cc •1u'ils appelaient la " ruineusr gestion» du Conseil municipal, dont la majoril~ était composée de radicaux, de radicaux-socialistes Pl de socialistes formant un groupe spécial assez nombreux pour qu'en louks lrs questions municipales o'n se lrouv,\l obligé de eompler sur leur inlcn·enlion el l'appoint de leurs suffrages. Confiant en sa force, en la lid,'lilé de ses électeurs, trop oublieux de l'altitude de l'aris lors de l'élsction du grnéral Boulanger contre ~I. Jacques, le parti r(•publicain mardia au coml,at sans avoir pris Ioules les précautions cornmandres par les circonstances. Les cieux scrutins f'urcnt pour lui un véritable Msastr·c. L'argrnl dt'pensé sans compter, le• pires accusations, les plus noires calomnies produisirent leur elîet. Comme une tourmente, la coalition des r,•acteurs cl des nation:rlislrs, recrulée dans tous les partis passa sur Paris et, à la stupeur générale, rrn'mc des vainqueurs, une majorité de droite,

RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==