HISTOIRE SOCIALISTE 2,;7 progrès marqués; clic in11uiétail non seulement les partis politiques mais Pncorc cl parti,•uli<'rcmenl les deux grandes frnclions du Parti socialiste qui O\'aicnl la notion bien nelle du lori considérable que fnisail à leurs progrl's celle action. violcnle, désordonnée qui, FOUS des a~pccls parfois séduisants au point de vue théorique, ne pou, ail donner que de funestes résullals. ll'aulanl que, fréquemmcnl, les réunions socialistes (,lni0 nl lrouhlées par les orateurs onnrchisles el leurs compagnons cl qu'il s'élc,·ail des rixes gra\'CS. Dans la Fédéralio11 des Tra.-ailleurs sociolisles de l-'ra11.-e, qui venait de si vai llammcnlsc conduire pour la défonsc ,le ln ll<'p11bliquc, un profond désaccord commen~ail à se manif(•Slcr sur des questions de lacli<p1c, aussi il faul le rcconna!lrc, sur des qucslions de personnes cl une scission gral'c allait se produire au Congrès de Ch,\lellcraull; mais clic ne dC\'ail pas a"oi1· l'influence frlchcusc qu'on rcdoulail sur le dévcloppcmcnl g<'néral du i'nrli qui s'accu•ail partout el se manifestait il chaque fois qu'une occasion électorale se présenlait. Déjà les socialistes avaient conquis des sii•gcs dans plusieurs municipalités cl, à la Chambre, un petit groupe de députés, se formait en marge de l'ExlrèmeGauche. A l'llôlcl de Ville de Paris, en 1890, une dizaine de socialistes révolutionnaires portaient li la tribune les différents 6rlicles du programme cl les dérendaienl avec laient el énergie. Le cabinet Tirard, dont s'était séparé )1. Constans, était tombe sur laquestion du traité de commerce avec la Turquie; ce ful un cabinet de Freycinet qui lui succéda, le lï mars 18~)0. )1. Constans y dNenail le portefeuille de l'Intérieur, M. Bourgeois celui de l'instruction publique, 11. l\ibol avait I,,s Affaires étrangères, 11. Rouvier les finances. ~Dl. Jules Roche el Y,·es Guyot a, aient, enfin, conquis une situai ion ministérielle : le premier élail au Commerce, le second aux Tra,·aux publics. lis ne se sont jamais consolés d'avoir perdu leu,· portefeuille et ils n'onljarnais pardonné li là Hépubli11uc d'avoir osé el pu se passer do leur précieux concours. Sous ce ministère cùl lieu la m6rnorable , isilo d'une e~cadre française, commandée par l'amiral Gervais, à Cronstadt (juillet 18Ul) où l'accueil le plus enthousiaste se manifesta; un accueil plus enthousiaste encore dernit accueillir nos marin~ à Saint-Pétersbourg. C'est ainsi que les deu, gouvernements français el ru•se préludaient à ce qui de\'ail devcni1· d'abord' l'enlcnle, Illlis l'alliance franco•rnsse. Déjà les polémiques les plus vives s'élevaient au sujet du r·approchement entre les deux pays, les uns y voyanl un gage assuré du maintien de la paix, un contre-poids à l'innucnce allemande, un avantage sérieux en cas de connagration européenne; d'autres y pressenlaienl, au contraire, un encouragement à une politique belliqueuse, de revanche, el bl,\maienl hautement une orientation qui menaçait d'engager la France avec une nation 1Îlal organisée au point de vue militaire, incapable d'un effort soutenu, déterminant, en cas de guerre avec l'Allemagne; enfin, ils trouvaient incompréhensible, inexcusable,
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