J. Labusquiere - La troisième République ; J. Jaurès - La conclusion: le bilan social de 19. siecle

HISTOIRE SOCIALISTE point d"appui tout désigné pour nos escadres sur la roule de nos colonies d"Exlr~me-( lrienl. Ces polémiques, res crises parlementaires. provoquées par la politique coloniale ne sont pas. il faut Ir di,·e. susril~es pa,· le seul souci de la sérnrilf el de la ;rrandeur de la France: les divisions. les ,lprclés de la politique inlt'ri,•me ~-jouent au rôle considérable, pr/>pondéranl. el la mauvaise foi y a sa g,·ande part. La meilleure preuw qu'on en puisse fournir. c'est que lous les partis politiques se sont succédé au pouvoir depuis l1<ïl el que pas un n'a renonc(• à la politique dite d'e•q,ansion. quand les circonstances l'ont plaei· à la direction dos affaires. Les critiques ont élé le fait d'une opposition transitoire. pas autre cho0 e. Ce qui était pour frapper !"opinion, en dehors des échecs épro1" és parfoiel qui l"atfolaicnl malgré leur peu de gra,ilé, c·esl que les courants d1•J'i•mig-ralion frani_:aiscnr se porlairnl pa~ sur les nouvelles colonie~, ('ncorr moin'- quc sur les anciennes où la sécurité était assurée. Elle conlinuail de s'orienter ,·ers L\nH'riqur, principalement vers la Hépnbliqur Argenli,_ie. Pouvait-on espérer voir des colons s'expatrie,· pour s'établir sur la Côte occidentale d'Afrique. en Cochinchine. en Annam, au Tonkin, alors que cc n'était qu·a grarid'peine que quelques-uns avaient consenti à se fixer en Algérie. en Tunisie. non loin des côtes de France, dans des rég-ions assainies et rirhe;;·! Alo!·s l"or el le ~an!{frani;ais, au profil d,• qui les sacrjfiaienl-on ·! au profil d'étrangers, de nos riYaux t'<·onomiquc~, plus actifs, plu~ rnlrepr("nants que nos nalîonau\: pr-u sourif'lL\, du r(l'stC', d'aller SC' heurter aux complic-alions, aux tracasseries <"r{·l~es el soi,rneusement entretenues par les autorités militaires el ci, iles. Les ']Ue,lions coloniales ne passaient pas sans entrainer des diflin1llés dans le domaine de la politique Nrangère. La Tunisie provoquait un , iolenl mou,·ement anli-fran,;ais en Italie: il devait dm·er de longues ann,'es cl lix,•r la sœur latine dans la Triplice. Le développement de la politiqu,• ,·oloni,w ,.,, .\frif]U(·, la pénl•lralion progrec:.sin• vers le ~oudan el l'expansion NI E,ln~mrllrienl posaient la question ,l'Eg~ pie, dé du Centre africain el par Ir Canal de :...uc,, clé de la roule maritime la plus bri·ve, la plus sûre. Ce problènw de, ail se résoud,·e pnr l'élablissemrnt de l',\nc;lelerre dans le pays des Pharaons: par ( ;ibraltar, \laite, l'fgJ pte, l'île de Chypre cneillie dans le r,'glemenl desallaire, cl'(>rient, la ~léclilerranée dcYCnail un « lar Anglais » • .\ l'intérieur. où la politique s'exaspérait de plus en plus, oii le Parti clérical faisait bloc contre les r~pnblicains di\"isés el s'entredéchirant, les t·éfo1•mes,néanmoins, s'cntrcprcnaienl el s'accomplissaient au moins en partir, telles la loi sur la réorganisation judiciaire el sur l'enseignement secondaire el primaire, mais il était forl difficile de les continuer avec méthode el esprit de suite, car les ministères se succédaient a~ec une rapidité extraordinaire. Puis, on voyait fréquemment des républicains, ou du moins des représentants se disant tels, combattre avec une obstination rare les projets ou propositions de

RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==