J. Labusquiere - La troisième République ; J. Jaurès - La conclusion: le bilan social de 19. siecle

IIISTOIRE SOCI.\LJSTE prrink d1•rit·al,· t'l ro,ali~lt• qui. :-ii fol'll1 1llC'11ln;pug-nt• au <:nradi•rt• franc;ai..,, l~taîl h·op, i._1bh•. J •1· n• tablt••HJ esqui-.~é :1 largt•s trnils dans c·<'spag(•s lrop sommairrs, se tlé!.{.l~t• lt•WI d<•di,·ision dall!-i lequPI Sf' lro\l\nil la l'rauc·c enl1,·n•; ri est pour >t'\.pliqut.•rcomnwnt. 3prf·s lt•urs l•l-ras:.1111(•~d1~fnitrs, h•-., pn 1·lis dr 1·t.'·aclio11 pun ut rt'prt•ndn· (':-;poir cl pro,·oqm·r (lt'!5 <Tl~!)"- pl•rillN1st•s pour lt· pays d la 1:1•1111hliqt1r ln mouq•nu•nl f:r pl't>duil dan:-; IP mondP qui. durnnl plu~1rurs ann(•cs, ,1•1111,1,• dr-,·oir J1•tounwr l'atlt•11tion 1h•s pui:-;!--ancr~clrs nffairt•~ ruropéeruu•~ d ,:.L 1·1•11t·ndnnl. I'_, rflmt·nc1· lri•s inlt'll'-P, dc·rlininanl tlPs troul,les ~ros <lt\ dan- ~t'r~. Chaq111• nation t·hPrdw il .iug-nwntt>r 11·nomhrc dr ~es colonit•s ou a en a1·11114·•nr. ( "t•'-l 1· \friq11t' <p11 --olli,·ilt' 11•<;prir11·ipn11, cffol'h. Le contine11t noir l''l :-,,ilh,nrn\ -.u,· ln r1jl1•1•l ,1·r~ l'mlt'·ncur. par dP 11omhr<'UXC',ploraleur"i, par dt•:,.,rni..-.ions: il y a lit dï1womparnLlf.'S ridu·!--!--l'S 1·n 111alil·1·cspr(·mil•rt•s pr(•. i'H'HSt's pour lïnduslrit•. La !'rance qui a dtjil dans Ir nord L\lgt~rie, sur ln ·,·,t<' 01•cult~nlalt• le St•n(•gal, , a nser la c01u1u1\l<' <le points imporlanls: an nord, t'nln• L\lgl·rie rt la Tripolîtaînt•, la Tunisie; ~avorg-nan Ut• Braaa Jui ,·onqu,erl lenlemenl, ,ans l'll'orls militaires proprement <lits, un,• partie du Congo; JH'U à p<'u s'annexeront la <:01,,dïvo11·c, 1,, Bénin, Il' Dahomey, cl la p,•,wlralion ,ers Toml,ouclou. 1Pla<' Tchad s·cncduera, Jémonlr anl, lrop fré- 'iuemnwnl, f(Ue la ci, ili~alion nr s(' pr(•senh• pas aux nrnll1rureux noirs sou~ t.lcs a~pccl:-i t·h·ilisl's el civili"'aleurs. ~11r la rôle ocri<lC'ntale, un élahli~'-tment ,ern cr<'<' il 01,od-. )lais, en allendanl qu'une grand,• cl ,loulourcus,• expMiti on ,orga111,e pour la co11q111:1,,de )ladngasca,·, la poliliqu,· colon iale fran,;ais,• ~·ori,•nlc au..-..i <'l surtout <'n E,lrèmr•Orit"nt. rnln" le lleu,e Hougc cl h• ~l,·kon~. au nord de noire possession <J,, Cochinclunc, au Tonkin, en .\nnnm. C,•lle 1>olili<1uepro,·oque de \IOlentes pol,•mi<JIICS<lans la presse cl dans le Parl,•menl. \ux uns elle apparnll dangereuse. ,•n ce sens qu'i l leur 8\IS elle <it'lourne l'opinion <l,•la pri-occupalion qui ,hiil loul dominer, la préparation .i·unl' r,•,·anche el la rcconqu,'lc dt• la J'ronlii•,·c Je l'Est a11nexée à l'.\llemagne: la ù1spers1on au loin cJ,, nos forcl'S mil,tnin,s rl d<•centaines de millions; pou, l"auln•s elle n'c$t que l'appui donné ù une série d'affaires fina ncières qui, à aucun lih·t•, ne peuvent inlért•sser le pa) s au point ,le lui faire cou rir <lesrisques lrcs grands. Elle est impopulaire, ceci est certain. Cependant, di saient ses pro_ lai;onislcs cl leurs partisans, ils l-laienl nombrcm, était-il poss ible <le laisser un continent anss, ,·asle, aussi rid,e que l'.\friqut', à la merci <lesconcurrents ,'conomiqu,•s, alors que pa,· ses possessions <léjà acquises la France ) était déjà i•lal,li1• ·! Ela il-il possil.,lc <le laisser incomplète l'o.,une déjil accomplie en Exlr,'me-Orienl "! Le l'onl,in cl l'.\nnam étaicnl le complément nécessaire <lela Cochinchine, de véritables • marches » destinées il assurer la sécurtlé contre les intrigues el les incursions de la Chine. Quant il Madagascar, il n'était pas prudent de laisser tomber aux mains <lerivaux une baie telle que Diégo-Suarez

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