J. Labusquiere - La troisième République ; J. Jaurès - La conclusion: le bilan social de 19. siecle

HISTOIRE SOCIALISTE lois pré-cnt,'s, en cc qu'ils "'·aient de démocratique. C'esl ainsi qu'en matière <.l't'nscignrmrnl primaire, l'obligation cl la graluilé étant adoptées, :01. Jules :,-;imon. au :--;t•nal.drmanùail el obtenait que lrs (( dc\'oirs envers IJicu n figura~.;:;i•nl dans k· programme, au mépris <lu principe de neutralité tant de fois proclamt' ,,t qui sïmposait. La loi sur les Syndicats snbissail le mt'mc sort. Il s'agissait de l'aire cesser h--n·•~inw de pure lolt'•ranrc ~ous lequ<'I t'·taicnt placés les groupements profes- ..:ionnel:;;;ils Haif•nl à la mC'rcidr l'arbilrain• <'lCl'larbitraire pri:-nailun aspect d'autant pin::- mcna,:~rnl qu'au minii;:,lt•rr de lïnll·ric11r a,ail t'•l(· crt·é un Burerm de,, . ls8ocialions pro/t'ssi,m11el/es. sous la dirrclion de )1. Barbrn~l 'fUÎ, depuis la di·foitc cl,· la Commune, s·i·tail cxdusil"cnwnt atlach(· à la reconstitution des -..~ ndicah oun·1C"rs. ,,.'('ffon:anl ,) IC'~ mainlenir sur Ir terrain purcmcnl corporatif el mulul•lli--tf•. ù 1~~ lC'nir t•n garde eontrP lrs grc•\('S et l'intrusion de la propa~atHh• --ocialish•. Le gou,·rrnt'lll<'nl nq\Ïl fait ~Î<'n, en le 1110difianl toutefois. l<' IHOJcl ,lépos,· par }I. Locl,roy ,,n 1~71i. ~on, la con,1,tion du ùépûl des :-;laluls rt dr la,li~lc dt.•leurs mrmbre-;, le projet <lu g-ouYcr11enwnl accordait la ,·cconnaissancc lt·g-aled la pcrsonnallli· au, syndi,'ah. }DL {,oblcl, Trarieux l..,l nihot aYaient prt·~cnlé un amendt:nwnl qui autorisait les associations ou,rii·res à ~c constituer libr<'mC'nsl.:insNn.~dans l'obligation Je <lt:poserni statuts ni liste des adhfrcnts, mais sans ,·econnaissancc de la personnalité ci Yile. Pour jouir dt• cc de1·nîct· a, antag<", loul s~·ndical devait <lé poser ses statuts dont l'mro.mcn était résr1·,·é aux' prl'fcls, à charge par eux <le s·assurcr quïls 11r,·onll'naienl ri,~nùc ronlraire aux loi~. L<· pn•Jd ,!,,,ait !rainer drrnnl la Chaml11·,·cl le ~,·naljusqu'cn mars l~SI. li fut. d<-ssa mise à I ordre d11jour, le sujet de t,·i·s \"ives pokmi,1ucs dans le monde ou, ri,·r ou les opinions étaient fort partagées. L"élémenl purement corporatif qui (•tail n·sté liddr aux idées cl à la larliquc de :\!. Barbcret, souhailai,-nt l'adoption du projet; en rc,anche, les travailleurs qui s'étaient laissé pi•nélrc,· pai· la propagande socialiste, ils commen<:aient à ètre nombreux, ,·ombattaienl le projet a,ec la plus grande énergie, préférant le régime de la lolérnuce aYcc t.oul"" ses inc<•rlituJes, tous ses dangers, à une rt..,glemcnlalion 'l''i. à leur a,is, 1(,, pla,:ail collccti,·cmenl et individuellement_ sous la sur- ,·,·,llanc<' de l"autoril<'·, ,··est-à-dire de la police. }lai, nn lra,ail méthodique, réfléchi, de ~•ng-froid, pouvait-il :;·accomplir dans une Chaml,1·c oil h•s 1·i,alités tl"amUitionse manifr..,taicnl avec une a<"niléùe plus ,·n plus intense, qtH' préoccupait ,·e que !"on appelait la« dietalure occulte» de M. (jambctla, qu'inquiétaient les affaires M Tunisie cl la dangereuse insurrection du Sud-Oranais où Bou-.\mema venait d'infliger un grave échec au colonel lnnocenti; alors qu'une fermentation, un vif mécontentement se manifestait dans tout le pays el que des élections générales s'approchaient·/ Le cabinet Ferry, pour se maintenir, car sa majorité s'effritait .:haque jour davantage, brusqua la situalion el, le 2'.) juillet, un décret déclara

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