J. Labusquiere - La troisième République ; J. Jaurès - La conclusion: le bilan social de 19. siecle

lllSTOIRE SOCIALISTE Parrni les socialistes qui s'élaienl groupés en un seul parli à la sui le d11 Congri•s de Marseille, les di, isions s'étaient inlroduilcs; il scrnil lrnp long d'en rel racer les origines, les causes, l'é,·olulion; elles devaient aboutir, en IX~I cl en JS~·?, :\ de-<.l:u.ttes lrt•s, iYcs, puis à une rupture'défînili\'C'qui devait <se prolonge!' duranl bien de"-années. C'e<.:,l a11 Co11g-rt•~dr ~ainl-Elirnn<• lb~2 ,,ue celle rupture se produisiL Il en ré•ulla d,·u, ft'Mralions de groupes · le Parli Ourrier Socialiste, qui mainlicnl inlacl<•~ la doctrine I'! la lactique marxistes et la FMéralion des Tra,aillcurs :-.o<'ialisles de France qui resle nalurellcmenl collccli,·isle révolutionnaire, mais adoplc une organisalion plu,; souple, plus capabJ,, de s"adapter au, nfressilés de la propagande el de l'acliou. telles <)li<' les difffrcnl, milieux, les difîfrenle'- r(•gions du pa~s les dl•!{ag-cnt. En nte de conlrcualanc,•r h·s progri·s du Parli So,·ialislc qui s'accusaient chaque jour, 111::tlgr1l·P~diYii..ion"'l'l r<•rtainr;;c;rrrur~ dC'prop3t-{:tnde,s·t·tail ('Onslilué un gn,upC'mcnl dont lt•prog-rammr politiqur était celui de l'Extn'nw- (:auclw de la Chnmbr,•. mais 111,iarnil t-1(· additiomu' cl~ <JUClqu,•sarlides empruntés au prot~Tammc i;:;ociali~lc cl dt"> n\forme-:. intérrs~anl la cla~Sf" 011,rii're au poinl de ,uc coq1oralif. L'Alliance lli·publiraine Sociali,lr ('!ail anlicollecli,isle, anlid\'olulionnaire: clic se déclarait opposée au principe de la lullo des dasses, mais clic admellail la nalionalisalion el la transformation rn serriccs publirs dr ccrlainrs in<lu~trirs, chrmins de fer. canaux. mines. \I. Clemenceau a,·ail accepté celle lransformaliou: dan• son rclenlis•anl discours de ~larseillc, il les arn,l ùérlar<'rs souhailal,lcs, possibles, n(•ces- -..aires. De nombreu, comballanls de la l1t,"•yo)utiondu 18 mars, cfan<'icns membrr, de la Commune re,·cnus ,re,il ou d,• la '\ou,·elle-f:alédonie, aYaicnl adhéré au, din,•rs g-1·ouprm(•nls politif1uc:; ('l sr lt·ourait•nl dan~ Ir,;;; différC'nls camps; il faut dédar,'r <Jlll' la ,najorilé d,· <'l'UX qui a,ai(•11l sii·;.i· ù lïlôlel de \',lie ne Yinrrnl pas an pnrti so('iali~l<' rt·,·ol11tionnain• 1•l qnr, fr~qu<'mnwnl pm· la plume el la parole, ils le comhallaicul aH'<' une anlet11·cl une ùprclé 1·ema1·,1uablcs. c·esl à les \'Oir allachés à ,·clic œu, ,·e que l'on put co111prcnd1·c à quelle causes réelles Nait due la défaite d'un de, mou\'emcnls 1·évolulio111wiresqui avait prornqué un grand enthousiasme el eut à sa disposilion d<·s troupes e,crcécs, entrainées par les nécc•silés mililaires du Sii·gc: un outillage de guerre largement suffisant. Sur les masses ou,rii-res, en , uc de l'exécution de leur plan el de la Julie (~onlre le socialism<'. les c-ons('r,·alcurs <le droite, essayaient d'agir par l"organisation des cercles calholiques. ~!. de Mun s'élail cmploy(· a,cc un grand œlc il celle t,1chc el il a,·ail trouvé de précieuses collaborai ions tanl dans le monde politique que dans le monde patronal cl clérical; g1•ùce à cet appui, des organisai ions se fondèrent à Paris, à Lyo11cl dans de nombreux centres de pro\'ince, mais les progrès un instant très \"i{sdevinrent rapidement stationnaires; l'em-

RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==