HISTOIRE SOCIALISTE Cll,\PlTIŒ :\ \ \ï Il JI. Jules Gret•y à la Pt•t:sidence. - Renumiemenl da l/ini:;/ère. Premier ,.\/essaye. - l..'Anwislie el les yrâces. - Lois sw· /'/-,,"nseianemenl. - /.'Ar/ide;. - Lïoleclio11 JJ/a11qui à Border,11.1.·. - Rrnlrée des l'ro,crils cle la Commune. - Le Premier Cnoyrè!:,t•oilec/Îl•isle. - lhspersiu11 des Cun9régalio11s. - L'lncùle11/ Jfarlma111J. - I.e 11 Juillet Fe'/e 11alio1wle. - L'Am11istie. - I.e C"l,i11e/ Ferry. - JI. Cfrme11<·er1C1,O/lire JI. Gaml,e/la. La politique a de ces ironies: ~I. Jules (jré,~ avait conquis la célél,rilé par son fameux amendement de lo 18, qui supprima il la présidcnc~ de la J\épubliquc cl celle célébrité 1,.portail, par une élection triomphale. à la magislralure supn'me. li serait injuste ,l'aflirmer que là élail le seul motif de sou élection. Le nouveau présider.! aniil un passé tout fait de silence, ùe sc'rt'·nil,•, di-ons le mot. d'macti,·ité politique. ~ans doute. il <'lait républicain el il a,ail appartenu il l'oppos1lion, sous l'!•:mpin•, mais il s·~tail tenu à l'écart des agitalions par 1t,squclles les homnws politiques con11ui.-rcnl la grande noto1·iét1•, popularité ou impopularité, éliqucllcnl un parti, illuslrenl vivement u1w cause. :-es familiers oui dit quïl avait horreur de ract,on; il s·en était toujours gardé, oli•crvanl froid,,mcnl c,• qu, se passait autour de lui. parlant peu el rarement, écri Hml encore moin:-;. lluranl les é,éncmcnls qui se dt'·rouli-rent depuis le .J septembre jusqu·:i la re,mion de l'Assemblée nationale, à Bordeaux, il n·a,·ail pas fait parler de lui. Il n'a,ail pas fait partie du gouvernement de la lJéfensc nationale, quoiqu'il fu! qualifié plus que les trois quarts de ses meml>1es pour~ prendre place: mais il ne s'était pas rendu à l'llôtel de \ïlle où, les jours de révolution, se forment le~ gouvernements provisoires, par la voie d'acclamations populaires généralement si l"'u raisonn/•es el si étrangement interprétées q11e cc sont, pour la plu11art, d1•s('Onservaleurs ennemis de la• vile mullilude » qui s'allribuenl le pouvoir. Il ne s'éiail pas usé; les polémiques violentes ne l'arnienl pas etlleuré; sa réputation modeste n·a,ail pas fait de jaloux, 1i'évcillail pas les inquiétudes ambitieuses; il élail inlacl, ,·aime, d'une apathie qui passait pour du sang-froid et il se lrou,•a toul désigné pour présider les débats de celle assemblée passionnée, tumultueuse qu·agitaient les passions les plus déso,·Jonnées. Son élection à la présidence n'arnil pas eu, du reste, un ca.-aclère politique. C'était
RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==