J. Labusquiere - La troisième République ; J. Jaurès - La conclusion: le bilan social de 19. siecle

IJISTOIRE SOCIALISTE L1' m111i-.,tt•n· <l,·:lll ..;uh1 111w ll·K1··rt• moditirotion; t•II<-de\a1t a\'Oir proclwi• n('lll("HI 1lr~ ~ttriP11s1•~<·on~ttqm•1J<·l'~: le gt•nl-rfll Hon•I <.;'{·l:1il rrliré <'lavait l-tt~ n·mpla<",· par 1,•gèn,'ral Crc•I••~: d'autre pari ln nomination de )1. ChallemelLa..our. l'an,·1t•n pn1frl du Hlu\nc ,lurunl la lli•fensr nationale, qui avait élé l'ohjrl d,•• pins i;ran•,, des plus inqualiliablcs acrusalions de la pari des droites, vt"11:1ild't"•lrenomrntt :.Hnba~sadeurnuprès du gouH•·rncmenl hrlvéliqu('; il y a,·ail là lïnd,,·alion d'un rapproehcmrnl enln• )1. Dufaurr ,•I ~I. Gombclla; raclion tic ~J. Thil'r~ n·~- ~l\ail pa'--NC t'•lrangi•r('. J.a déclarai ion lnr an Pal'i,•ment. le 16 janvier, pro,oqua d,•s impressions hien différcnl,•s, bien conlrndi<"loircs; elle élail pùle à ne pas troubler un nwml re du centre dro1l el elle fui go1Hée; par contre la Cha,nbre lui fil uu accueil glacial el le prl·sidcnl du Conseil dul s·c,pliquer le 20 janvier à l'ocra- •ion cl'une inlerpdlalion amirale d<'1>oséepar )1. S(•narl. li le fil a1ec une nellel{> relative - on ne pouvait allendrc au Ire ,·hose de lui - <Jui lui valul les applaudissements de la majorité de la gauche. Ce fui en vain qnc )l~I. Madier de )lonljau cl l'loqucl lcnlèrcnl de rédamcr un go"'ernemenl plus en harmonie avec le caracli·rc de la majorilé républicaine, un ordre du jour de ;\!. Jules Ferry, loul clc confiance, consolida le miuisll-re. Désormais, la silualion du maréchal de ~lac-)lahon de,•enail difficile, inlcnable, ol,sédé par son enlouragc qui lui reprochait sa faiblesse, l'accusait parfois cr,1menl de lrahir la cause de l'ordre, les inlérèls sacrés de la Pairie; retenu par la double majorité r<'publicaine prèle à le comballre ou,crlemenl. Sa loyauté, son irrésolution en matière politique l'éloignail de Ioule pensée de coup d'Ùal; il n'allcndail •1u·une occasion pour se retirer, abandonner un posle qui ne lui avail réservé que des soucis, des amertumes el de successives défaites. Elle se présenta hienl,il. Il refusa d'apposer sa signal ure sur un rapport relatif à l'applicalion de la loi de 18ï3, relative aux grands commandements militaires, el sur un décret mellanl en disponibilité des grufraux maintenus dans leurs fonctions depuis plus de trois annres. Lr :;o janvier, il adressait sa démission à la Cham ore cl au Sénat. Conformément aux lois consllluÎ,onnelles. le l'arlcmenl, le nH'me jour, se réunissait en Congrès pour procéder à la désignai ion du nouveau président. ïl 3 membres de l'Assemblée nationale prirent pari :,u scrutin: M. Jules G1·évy élail élu au premier lour par ~,ti'I suffrage•: les droites avaient volé pour le général Chan,) qui prolesla le lendemain cl (Jlli oblinl !)Vvoix. La transmission du pournir s'effectua lranquillemenl, avec une grande simplicité. La grande crise lra"ers(,c par la jeune 11(-publique élail close el ce (ut une grande joie dans loul le pays. ~lais la tranquillité n'allait pas être de longue durée. Cambclla a,·ail dil jusle : • L'êre des difficultés venait à peine de commencer».

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