J. Labusquiere - La troisième République ; J. Jaurès - La conclusion: le bilan social de 19. siecle

Hi8 IIISTOillE SOCIALISTE dèclnr.1-l-il rn ~(' lo11rnant ,rrs lrs rl·pul,livnins, dt• cc rôlé de la Chambre, dt." nou,·t•a.ix proj,•I::: •1'1i p1·n1H·llro11I pP1il-(~fn• d(• rl•s01HII'<l'e probll'mc rrdoula!JIC' pn~é dl•,·:rnl n,,11--. ». C,·s 11a1,,lc·s 1·011lriln1l•r('nl !'! apaiser les c::;pl'ils. Toult'fois, il fnllail ~:y a\lt-11dn•. la prn1HJ.,.ilion dr dissoluLion(.lt'•posécpar )1. JI. Bri'-$On rot rt'j1011~.._,;(, !1 11nr 1n:1j11rill· •lt• 1:3:},uix sur ()lï YOlanls. Le 111011wnl 'lnil !,'rn,r. ~i lous le.;; p:1rli~ aYtlir11l la haînf' <les lw1wpartisles. tous l'II n,·aic11l ppIIr: l,•ur adi\'ilt'• 1·•1nil n·airnent pour l1·s inquî6trr tou~. La couspiralion l·la,l l•v1tl1•11I<•; I<'1u·l·f"d de policC"n·arail plus de doutes à cc s11jrt; une r11<p1èt1• npprof,rndic• l11i<•n a,·ail fo11r11i le~ prru,·r-. crrlninrs. Toul sr prépar~1il l'll nw d"un coup dt• main milit.iîn~; des gt•nérriux, drs officirr'i sup(·rîrurs l'l subail<'rnrs, t•n acli,·11(\ de sr1·,·icc, mellaienl leur épée rt lrurs lrouprs nu senicr drs con~piratrurs; on fltfirmail rru'mc que Jes rec1·ncs a, nit.•nl l'lt~ failC'S juc:.qut"d' ~111,;; l'cnlouragr immc'•diatdu maréchal. Il faut toul<·ft,i~ rN·onnnilrc qur celui-ci. rnalgré lf'S ~ollicilolions diredes ou irnlirrclrg dont il (·lait constamment a~sit·gl·. pan1ic.~3il décidé à nr pas s:orlir des allribulions qui lui {•iair11l !t'.•g,.1lcment nc:sigm'rs: c·rlH l·h5 manquer à ~es cngaf{r1nrnls. h la lo.,aulé; c·rRt poussC' pa1·c<• s1•11linwnql u'il rC'poussaénPrgiqu,•menl un 1érilal,le projrt de Coup dïclal po,·hncnloirP dû à q11el<J11rs dêpulés assr, obscurs mnis qui, sans les crnintes inspirè('S pnr IC's agissements bonaparlislrs, auraient pu ralli<·r d·a~S<'l noml,rru\'. parlisa11~, tant il restaurait cl confirmait li' prnrisoir('. Cc projcl ne lendail à. rien moins qu'à donner au maréchal des pou1·oirs personnels lri·s élPndus tels que le droil de ,.,10, le droit de dissolution de l'.\ssernulfo su1rn11lc qui se rcnou1elle1·ail pat· échelons. LC's prcmil·rcs nu~surC'S dt•vair11l èlre la conslituli<.'11<l'un minislèrc prenant pour basr l'orirnl:itioo du '21 mai 1 la concentration des <li,·ers élémcnls de drnilc arec une politique ncllement rnonard1istc. XaturPllcmcnl le premier aclc du cabinet de, ail ,'trc le retrait des lois constitutionnelles 1 Le maréchal s'i·lanl refusé à cc Coup d'l~lal, il ne rcslnil plus qu'il pours~i,Te l'élabora lion des lois conslilulionnPllcs; la constitution d'un nouveau ministèrP paraissait indispensable cl urgente. ~I. dP llroglii' csl appelé dans ce but, mais il refus('. C'est le vendredi l!l férri,'r, apri's des conciliabules, des réunions de groupes, qu'est né on arconl d'oil sort une majorité, que le prnjel Wallon est distribué. Il délaillc l'organisation du Sénat, nous ne reproduirons pas le texte de cc projet, il est li·op connu c~ il n'a rarié que par la suppression, par ,·oie d'cxlinclion, d,•s ï:, sénateurs inamo1·ibles élus par l'.\ssembléc nationale. Dans une réunion plénière des gauc11es, )1. Jules Grévy le combal; il reste fidi•lc à. son amendement de l~IH. Dans une , éunion de l'Cniun ,·épublicainc le projet csl soutenu par )Dl. Gambclla, Jules Ferry cl Corne, mais )1)1. Edgar Quinet, Louis Blanc. ~la<licr de ~lonljau le comballenl énergiquement au nom des principes républicains, au nom du programme lradilionncl; ils le combattront jusqu'au boul cl se refuseront il le voler, malgré les supplications de leurs meilleurs amis.

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