IIISTOIHE SOCI.\LISTE J·21iarnirnl ('té allribués aux eandidats ri·publicains, '22oux ,·andidols royolistrs ri 10 '"" candidats honapartisks. Or, les 1•rogrammes n 1publicains étaient· rn•ts sur trois points rsscntirls: l'Asscmblfr n'a pas le droit de c onstituer; rllc doit se di,soudrc pour foire pla,·r à une Co1.stiluantc; le gou,·crncmcnt de la ll<'publiquc doit être définitivement proclamé et organisé. ,\ ces manifestations declorales wnaienl s'ajouter celles cau sées par Ir rcnom•rllcmcnt triennal des conseils généraux ( 1 octobre 18i l) cl des conseils municipaux ('22 octobre). (:elles-ci avaient leur importance, rn raison <lu rùle pr,·pondfrant f!UC jouent les questions locales cl l'innucncc personnelle drs candidats. 01·, dans tout,•s, cc fut le pal'li r<'publicain 'lui, seul, aflirma ses constants progri·s. :--ur 1, J·!ü conseillers g~néraux, les républicains en comptaient GHG; les monarchistes, perdant qua, ante sil•gcs environ, rrstaicnl GO 1; lrs bonapartistes gai.rnai,•nt quelques sii•gcs sur leurs intermil lenls alliés cl a, air nt 151\ de leurs candidats élus; la moitié des conseils généraux, •13, élisail'nt des présidents républicains. Sur le terrain municipal, Ir succès républicain fut encore plus marqué; en effet, les municipalités nommées par le gournrncmenl, par application de la loi communale ,otée dans un but si évidemment électoral, étaient balayées par le suffrage uni\'erscl cl remplacées par dc•s municip alités républicaines. Les grandes ,illes donni•rent l'exemple; à Paris, les conscn•ateurs ne recueillaicnl qu·u~e minol'ilé de JO sièges; c'ftail une défaite soulignée par l'accroisscmcnl du nombre des conseillers radi~aux qui cle\' inrent majorité dans la majorité républicaine. Les marseillais, _eux, nommère nt un Conseil municipal à tendances socialistes; les effets do la propagande commcn•;aicnt à se fail'c sentir. Les cc,nscr\'ateu,s, malgré leurs insuccès électoraux, ne se déc ourageaient cependant pas cl usaient do tous les procédi-s en leur pou\'Oir p our ramener à eux l'opinion. Le minisli·rc fil exécuter quelques rnyagcs au Pr~sidenl de la Hépublique a\'ec l'espoir qu'un accueil enthousiaste serait fait au soldat intrépide de Malakoff; au k(foérnl qui, à ~lagenta, par une manœuvrc plus instincti\'e que raison111 1c, a"ail sauvé_l'arm<-e impériale d"une grave défaite. L'accueil fut sans tloul<' respectueux mais trè5 froid; presque pailoul, population et municipalité lui firrnl entendre d<·s ,ivats républicains cl d es a,is uu ,les rc, endica!iow, •1uïl n'étail pas habitu~ à entendre dans son entourage. Comme sous ses dehors militaires faits de brusquerie el de laisser-aller d'allure paternelle, se cachaienl unr grande timidité cl de grandes incertitudes , le maréchal de ~lac-~luhon fut fortement impressionné par l'altitude d'une France qu'il ignorait. Colle Franco ne voulait pas • marcher• sous la férule de gouYernrmenls de combat; clic a\'ait la haine de la monarchie, la peur d es curés; elle voulait la stabilité el la paix avec la llépubliqur. Cce manifcet ions n'avaient pas paEsé sans aYoir frappé le président jusqu'à re jour peu mèl é à ln politique active cl parfois, au grand dépit de son entourage, il e'élait !oies(: entrainer à
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