J. Labusquiere - La troisième République ; J. Jaurès - La conclusion: le bilan social de 19. siecle

HISTOIRE SOCIALISTE 1;19 cellt' division lt•• rffds SP faisaient dt'jil srntir tians le'- débats parl,•nie11ta11·rs au•si hit•n que dans les polémiques dt• pre~se. On le put t·onslater ,1/•s le '27 mars lt-li4. au r'(Hlr!-- dr la discu-.'-ion d"un<' proposil1011 d'un nwrnl,rt• clr l'uxtr~me drnite, Il. DahirPI, qui d,sa,t : " Au I" juin prnchain. l'.\,scmhl/•e se prononcl•ra sur ln formr du go11vt•rn('IHP11t définitif d,· l:1 Frarwe. Le \'Olr aura lieu o la lribuoP. p 11·bullPtin, ~erib Pl ,it:"nés ,,. Sur ,·,.llP proposition la dt'daralion cl'urg-f"n<·(•a,·all élé récl:un~t•, I,~ !{Oll\'l'l'IWmt•nl la repous ..ait: \1. lt~ dur de Brog-lir l'av:1Îl fail l'll tc·rrrws 3c;:,c;:.r1 nl's. L'urg<.•11c·t• '"lt•C'. If' minislt•r<• !'•lait en h:1~, mais 19 rfpublicains cl't•).lrt'111e~g-u11dH• a,·au'nl ,otl' ronlr,• l'urg<·rw,• Pl le cabinet ~tailsau,61 Ci, n't'tail pas la ,t.-mii-r,· frns 'lu"alla,t sr prati,1ut•r t·rlle mNhodr, bonn<' 011 rnau,•aisc, srlon le~ <·11consl:inct>i, '. Toutefois, !,• Hi mai SUl\'ant, lt• ,·al>1nrt dt• llrol-(lir ,u,·,·omlrnit sous la coalition des g:n1l'hl•S, d('R h·g-ilimi~h'!-ri dt•s hrmnparlistrs. "-Ur unf' sut,plt· q11<•stionde prio1·1lé oie la loi ~ledoral,· ,,1 dr h, 101municipal,·. Il i•ta,t 1•,lrnordinaire quïl eul ptt vivrf' aussi lon!.;'1(\lllp-;. La olisparillon de ~l. Ir ,lue de Brol-(li,• <'réait an ,n:11·,·,·lwl-pn'''tlent la premil•rc d11'ficullégrave 1ll"p11i"-sc,n é-leclion à la maH'islralun\ ...upr,.1·11w. Il t'laal mala1$f\ de formrr un nou\'C:lll minislè-1'l",puisqu'il n'y a,ail pfls dl" mnjorillfi,,·. rohf'n•nll'; lo rris<' 1111,<•1·le démo11lrail une fois <l<'plu.... Dr néµ-ociallon~ <'n l raw.;.1H·honc;;, on aboutit il un cabinet rurl 111d.-tngé, d'un presl l!(t' mlinilésimal. avrc Ir général de C1,sey rom me vice-président nominal, car le clwf rfrl était \1. de l'ourtou, homme à poigne, sans srrnpules, d'un talent motlrstP: ,1 '"ail pris le portcf,·nillc de lïnl,·rieur. le plus ~érirnx pour l'act,011 ;1ol1t,q111·: Il. )la!!nt' avait les Finances: lt' duc l)c•cazes était aux Affai,es élra11g(•r1•-, J,,s aut,rs porlcfc11ill,•s avaient ét,1 attribués à des 1·0111pars,·s sans autonté. Le mémorable ~I. d,• Cumo11I ~-lig-urail. c,, qui lt· ,·araclén-.ail parhcu)u\rprnent, ce miuiRlt\r<'. c'élail un cl~rical1sn1P arcll•nl et militant. L,· parti bonapartish• conti11uail à augmc11lrr ses avanlagr,, car il t'tait le seul l'armi les parl,s de droite à bénéficier de leurs irrémédial.>les divisions: en oulrr, Pt le phénomène >C marquait chaque jour davantage, ,1 élail le seul à rPgag11er du terrain dans certaines régions du pa)S. Sou acli,ité était i11lassablc, 1Iévoquait sans doute dP très douloureux cl lri·s récents souvenirs, mais il évoquait aussi dix-huit ann(-es d'un r~g-ime qui s'était maintenu et a,•ail fait. par tous les mo)rns. respecter son autorité. Cc dernier souvrnir doublé d'une campagne qu·appuyaienl la majorité des ronctionnai1l'S, uuc-nué<'d'agent~. impressionnail fortement tous ceux qu'inquiétait le provisoir(' el qui étaient a,·idcs de stal>ilité, quelle qu'elle pul êlrr. Dans le di-parlement de la :-S,èvre, qui avait élé si c,·ucllemenl éprouvé, où le parti républicain avait été si impiloyablrmenl décimé PO décembre 18:,J; où, quelques mois auparavant, un républicain avancf, le docteur Turigny. avait été élu à une imposante majorité, le 24 mai, un bouaparlisle, M. de Bourgoing, ancien écuyer Je Napoléon Ill,

RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==