J. Labusquiere - La troisième République ; J. Jaurès - La conclusion: le bilan social de 19. siecle

lll~TOIR.E SOCIALISTE la Seine-. fit 11nl' drclarnlion aussi nelle cp1'inaltrnd11r Parmi les raisons lJll(' \OU~donnif'1 du ralrnlissrmc·nt dC'saffain•s, ,ous avt•1. parlé df•~ préocrupalioos d"orJn· poliliqur el du doulf' qui prrsisl<' dans l'esprit public sur la ~lnhilik du g-ou,·t•1'1H'm('nl. J'aurais compris C<'S ,·1·:11ntn; il y a quelquPS mois; a11jo11rd'lu1iPiles ne me pan,i$scnl pas fondées. 1.,, 19 no,·,•mbrr. l'Assemblfe 111·,1 reinis Ir poun,ir pour S<'pl an~, mon prineipal Jcvoir a élé dr \'l"Îllcrà 1·,•«'c11lion dr cri le M<"ision sou"eraine. Soyez donr sans iuquiétudrs : pendant srpl ons ,Î<' ~aurai faire r(•spcclcr dr tous l'ordre de chotSrs légal<·mcnl établi.» Celle Mclaralio11 que l'on sa,·ail diclfr ne fit qu'exaspérer les irritations ronliées par la circulaire aux prèfds. li ut' reslait au parti r(•pulilicain qu'à en profiter pour dél<-nniuer 1~ cornpli·lc scission ,,ntre l'cxln'mc droile légitimiste, appoinl important néce•sai,·<·. cl le Cabinet. c·csl ce scnlirnenl qui di<'la l'inlerpellalion de ,\l'.,I. Gambella, Lepi•re, Pascal Dupral, llenri Brisson, Challemel-Lacour. l'ellelan ,•1 I',·) ral, qui fut discutée le 18 mars. ~I. Challenwl-L.--1co111r 3 d(,,vploppa daus un tJisco11rs lrCs S<'ITé d'argumcnlalion, 111:-igni• fiqur d" fo, nw ri qui pnnoqua une émotion tonsiMralile; l'orateur conclut par deux qurstions t·xlr('mt·mrnt pr(WÎF<'S: " 1° En déclarant le 22 jan\'ier. le pouvoir septennal élr"é au-dessus de Ioule conleslalion, J., ,\linislrc a-1-il enlendu dl;clarer que toule lenlalive de r(•slauralion Nail i11lrrJi1«- ., <( ?0 Le rninisll•.-e nP s.r propose•l•il pas de ,,eillcr à l'c-.xécutio11 drs lois deslinérs à rl-p1 inu~,· lou1,, lcrilalivt• ayanl pouf' objet dr changer le gou\·crncmf>nlétabli·? 1) La r<'ponse de ~I. le due de Broglie ful aussi cmbar,·assée que la rendaient cmliarrassanlr le discours du porte-parole de la gauche. cl une déclaration de ~J. Cazenove de Pradines qui a,·ail arlîrmé qu'en volant le septennal l'Assemblée n'avait jamais entendu renoncer à son droit de proclamer la monarchie. La discussion. loulC'f'ois, S<" termina par la victoire du ministère. ~lais les li•gilimisles ob désarmaient pas el, S) mplomc grave pour la solidité de la majorité minisli'ricllc, les bonapartisles relevant audacieusement la lèle, par une lellre pulili,1ue de M. Houher, arlîrmaicnl leur intention de « donner leur concours au scplennal .,, mais arfirmaienl aussi ne pas vouloir èlrc dupes de ce qu'ils consitléraiPnl comme une« llilve., duranl laquelle ils ·enlendaienl ne pas se laisser jouer par leurs alliés. C'élail la défiance installée en pleine coalition conservat,·ire, mais une profonde division se manifestait déjà dans les rangs du parti répulilicain. Tandis que M. Gamhetta cl ses amis, orientant leur politique, modéraient sinon leur programme, du moins leur allur,·, el scmbloicnl se rapprocher du centre gauche, une portion, sinon importanle au point de vue numérique du moins quant à son activité, prenait une altitude plus nette, se maintenait sur le terrain des p,·ineiprs, dans les lignes du traditionnel programme républicain. l)e

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