HJSTOJIŒ SOCI.\Llf5TI, au milieu d'une soci~lé réduite <'n po11ssi~re: elle esl le 11<'1d1es inlér,'I~. des affl'clions, <les habitudes, des souv(•nirs, noué de proche <'Il prorlw. <c De ce <]u'îlest abolum('nl rh\crssain~ qu'une imp11l-::it>11 ,J'rnsomblr soil imprimée aux inlén\ls qui sont communs 3 toutes lt·s frac.lions <l'un peuple-, il ne suil nullemenl qu·,1 faille ,•,·raser les inl/>r<'ls propres à chacune de C('S fractions s011s le poiµs <l'une brutale uniformitl•. Proelaml', la cl'nlrnli,ulion politique, nous applaudirons, parer qu'<·lle répond, celle-là. li des idées d'organisation, de l'égularilé, de solidarité nalionale cl de puissaucp: mais ne pr6lrndrz pas nous imposer la ct•nlralisation admioisli·aliH·. (]_nin't>sl qu'une cause d'al,ophie. Voulez-,·ous en mèmc temps qu'un pou, oir furl I unP nulion forte, cr qui est bi,·n le plus i111porlanl ·/... Facilitez-lui, au lieu de l'entraver, la pratique Je cc self' go,·er11me11/ auquel les l~lals-L'ui, <'i l'Anglel,•rr(' doi,·ent une partie de IC'ur gl'andeur. l}lpp,·obalion sw· divers bancs à gauche.) "Après loul, un peuple n·a q11·11nlllO)<'n de mériter d'<'lre lil,re. r::'cst de commencer pa1· èlrc libre. La libcrlt• ·a !,u parn•nir à s<' réglC'rparloul oi1 on lui a lai,,é le soi11 ,l'clle-mèm,•. :\"essay,·z pa, d,• lu<'r la 1,berl<' pour lui apprendre à \'Î,re lApplawlissemenl:; a yr1uche). L:orJn• y gagnrra. « [)ans son beau lirrn su,· la dl-mocralie en .\mé1·iq11e, ~I. de Tocqueville a excellemment cunslalé que l'<•spril d<' lol'alilé ~lait 1111 t\létnl'lli ess,·nticl de l'ordre: qnïl lcmpérnil les pa~sions qui, dans des ~ph('res plus haulcs, de, icn1wnl aisl·n1enl suU,crsivt·S, t'l t1u·e11 se développant près du fo_yf>r domestique, il produit - ce sont ses propres t•xprrssions - 1, un n1ouvrmcnl C'ontinu, mais paislhle, qui ngite les sociétés saus h•s lroublt•r. « Ajoute,. à cela que, dans un pays oil loul dépend de lïmpul~ion partie du Centre, la société esl loujours à la ,cille d'un boulevcrscmcnl, élanl Loujours à la merci d'un coup <le main ou d'un coup d'Elal (très bien . 1 très bien . 1 à gnuche). " \"oilà pour l'ordre véritable. Je uc parle pas ,le celui qui n'es! qu'immo1.,ilitédans la résignai ion el le silence dans la douleur ..... » Pour lltre moins beau au point de vue litléraire cl moins éleré au poinl de vue philosophique, le discours d'un aull·e membre de la gauche, ,\1. Chnslophle, fut lri•s précis, très énergique; il saltacha su,·lout i, démasquer la manœuvre élecloralc 'lue 111as,1uail le projel de loi : ,, 1·otre but, le voici: \"ous voule1. faire un acle politique el renouveler la candidature officielle. 1·ous voulez trouver dans le maire un agent i•lecloral, cl vous n'hésitez pas à le prendre en dehors du conseil el m~m3 de la commune, afin 'l"'il soil plus à ,olre discrétion. Ce que ,ous faites, l'Empire n'a osé le taire que' dans les villes au-dessus de quarante mille ùmes. J'ai montré ,·olre uul. !,tes-vous sùrs de l'allcindre? Je suis com•aiocu du contraire. Comme les élections vous ·ont été défavorables, vous retournez à la candidalurc officielle ~lais l'Empire avait cc que vous n'avez pas. En JS;;?, il avait le prcslig-c, un immense prestige
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