J. Labusquiere - La troisième République ; J. Jaurès - La conclusion: le bilan social de 19. siecle

1 J~ IIISTOll\l, SOCI.\LIS'l'l, ineit(' par Ja Papauté ::ncugléc-, rccommcnc<"ra ses assauts, f(' parti rt'publicain, nrnîlrC' Ju pou,oir se dt:ci<lera, un pru lard, à ng-ir, c'esl•à-dirc ù ~éparcr les tgli$es dl' n::tal. Ll~ g-ran<l jour des débats p::11·lrmE-nl::1ires, ~'il U\'uil pro<'uré, apr~s une magislralt" df<•<·plion, quC'lques snlisfaclions de lroisiêm<' ordre, d'ordre' tout 1110ml,c'est le cas de le dire, n·a,ail gui-re élé favo,-ahlc à la droite ni au gou- \'('rnemC'nl. .\u:::.si bien leurs m311œu,res avaient-elles besoin du mysll·re, puisqu'dl,•s ne lendaienl à rien moins qu'au renversement de la Ht'publifJue cl à la restauration de la monarchie, soit légalemenl, soit par un coup de rorrc. li y folla,t non seulement de la discrétion, mais encore du temps et une converg,•ncc ,l'cllorts soutenus, habiles. Lïmportanl était de se débarrasser des soueis d<' la politique courante, des maladroits, des agités capables par une fau,sc manœuvre de faire échouer les plans les mieux élaborés, les plus solid,'menl ,'lahlis. Aussi L\ssembléc se prorogea-1-elle jusqu'au 5 novembre. C'étaient trnis longs mois de crédit ouvert : il ne restait qu'à les hien utiliser. Dès la séparation recommcnci•renl les négociations aupri·s du comte de Chambord. La question du drapeau blanc se posait de nolll·eau au moment mème oil toute la France, particulièrement les départements de l'Est, se pa,oisait de drapeaux tricolores pour célébrer le commencement <le J'é,·acuation <lu territoire encore occupé par les troupes aile.mandes. Partout, <lès Ir dépa1-Ldes arril•rc-ganlc$ de l'en,·ahisseur, des manirrslalions enlhousiasle8 s'orgaoi- ,aicnt aux cris de: « \ïrc la France! Yivc la Hépul,lique ! ».\ces manifestations, Je minisli·re, faisant preuve <l'une nrnlac:Jrcsscd,'une sollise insignes, aflicha la prétention de s'opposer, parce qu·ellcs avaient un caract~re républicain, cl cette attitude provo'lua, mème chez les conservateurs que la passion politique n'avait p~s tout à fait oblitérés, une v<'ritable réprobation. De 1rn'me qu'au cours des précédentes négociations en vue d'une fusion entre les deux branches de la famille royale, la question du drapeau était la plus importante. Ln point essentiel était acquis: le comte de Paris a,·ait rendu visite au comte de Chambord; en apparence, la réconciliation était un l'ait accompli ; longlémJlS clic avait paru impossible. l ne déclaration faite au duc d'Audiffret-l'asquier par le mar·échal de Mac-Mahon, parfaitement tenu au courant des manœuvrcs des chefs de la droite, avait déterminé une démarche très pressante de M. Chcsaelong : « On parle, avait-il dit, de substituer le drapeau blanc au drapeau tricolore. Je crois devoir, à cc sujet, vous donner ua avertisscmcal. Si le drapeau hlanc était levé contre le drapeau tricolore, el qu'il fut arboré à uno fenlllre tandis que l'autre flotterait vis-à-vis, les chassepots partiraient d'eux-mêmes, el je oc pourrais n'pondre ni de l'ordre dans la rue ni de la discipline dans l'armée•· Toul cc qu'avait pu obtenir l'ambassadeur royaliste. c'était une déclaration assez ambigu,· ainsi formulée dans le procès-verbal du comité directeur des droites royalistes:« Le drapeau tricolore est maintenu; il ne pourra Oire modifié que par l'accord du roi el de l'As-

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