418 JIIRTOTR E SOC!.\ LISTE Ces roncilialrurs ma~onniqurs curent du moins la probil(• el le courag1·, a)anl ,'chou(• dans leur l1•11lati,r de pacifkalion, dr tenir la promesse qu'ils avai1•nl failr ri d"onlonnrr Ir rnllirmrnl <Ir Ions l,•urs, fr/>rcs , h la Commune. Le '!•i a,ril, ils Nairnl ,rnus dire 1, l'i ltitrl de \ïlle : , .\yunl épuisé tous les mo)t'ns de conciliation arc!' le gouvernement de Yrrsailles, la franc-ma,:onncrie rsl résolue /; planler ses bannières sur les remparts de Paris, ri si une seule balle les louche, les francs-ma,·ons marcheront d'un même élan contre rennrmi commun n. El. le 2!), ban11ii'res blanches cl drapeaux rouges mèlés. ils parlaient, /J dix mille, ,ers la l'orlr-)laillol, sous la conduite du fri're Thirifocq, vénl-rable, escorl(• de nombreux membres de la Co111,11unr.Les bannières furent plantées sur l!•s remparts ri il s·cn sui, il vingt-huit heurc·s M trèvc cl d'illusion. Mais le :{0avril au soir le canon reprenait sa rauque chanson el criblait /J mitraille l'étamine des orillammes symboliques. Fidéles à leur cngagemcnl, les ma,·ons appel,'rrnl aux armes• Frères en ma,;onnerie el frl-res compagnons, disaient ils dans leur appel en date du 5 mai, nous n'avons plus a prendrn d'autre résolution que celle de combatlte cl de couvri1· de noire fgide sacrée 1,•côté du droit. .\nuons-nous pour la défense! Sauvons Paris! Saurnns la France! Sau,ons l'humanité ». Seulrmrnl ils a,·aicnl l1·op préjugé de leur pouvoir. Parmi les dix mille francs-nrnçons qui s'élaienl portés aux remparts, tout ce qui Hait susceptible M foire le coup de feu a"cc les prolétaires était rallié d'avance, el n'a,·ail pas besoin d'un nouveau mol d'ordre. Quant aux francs-maçons de province, il élail trop lard pour les entraîner dans l'aventure. La victoire versaillaise apr,araissait dorénavant comme trop certaine pour qu'ils risquas•enl un sacrifice inuli!c. Ils se joindront - c'est loul ce qu'ils pourront !aire - au dernier mouvement lenlé par les conseils municipaux des t.(randes ,·illcs républicaines en vue d'une conciliation cl l'inspircronl en maint d'endroit. I.A POLll'IQl'E OP. I.A CO\l\ll':\E. L'isolement de la Commune allait donc croissant au fur el à mesure que les semaines s'écoulaient. Di•s la mi-avril, à Paris, le divorce était devenu i,·r~parablc <•nlre les diverses class1•s de la population. Di•s lors ne lullcront, nt comballronl pour la cause de la Hévolulion que l1•sseuls prolHaircs, lrs seule socialistes. Les tenants des pnrlis bourgeois se sont définiti,cmrnl retirés de l'ari'ne. Les uns vont lravaillcr qucl1111eLemps encore, sans grandes foi ni ardeur, à une roncilialion ,les belligérants dont ils sentent le néant; les autres sont di-jà ac011uin(•s à \"ersailles ,, l'exemple de leurs chefs de file, les vieilles barbes de la démocratie, les• gloires", cl demi-gloires du scrutin du 8 fé\•rier. La presse de gauche, du Siècle au Temps, marque fidi'lemenl celle évolution
RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==