HISTOIRE SOCIALISTE 419 régressive ~le la cla~sc oisér el de· 1' « intrllîgPncc ,,. cornrnr- on ,lit d'un mol h('ureux dans cerla.inrs langues élrangèrcs. Le tort de la Commune ne fui-il pas, ù cc moment, de ne pas ,·omprc par ses mesures el sa politique générale a,ec qui rompait ainsi avec elle'' Il se peul; mais l'opération n'était pas aurni aisée qu'on serait lenlé de l'imaginer. Elîecli,·cmcnl, les frontières des classes, Jans le milieu parisien, n'étaient pas plus netlemenl tranchées alors qu'elles ne le sont actucllcmenl; moins peutêlre. li fiait dirricile par suite de favoriser à plein les intérêts économiques des calégori<'s slriclcmenl salariées sans risquer de froisser en môme temps les lwbilut.les cl les inlérèls de tout un monde de pelils productcu,·s encore détenteurs de leurs instruments de travail. Au surplus, une politique d'exprnprialion m~lhodiqta· n'était pas possible pour celle autre raison péremptoire que les t,·availlcurs salariés eux-mèmes, dans leur masse. concevaient à peine le fonclionncme11l d"une société sur d'autres bases que les bases lrndilion11elles et ne po~~éda1ent, comme nous l'a,·ous précédcmnicnl noté, aucune des inslilutions syndicales el coopi-rali, es req 11 ·ses pour assurer, loules inslilulions capilalislcs abolies, un foncliom:e.11enl 11orm.d,le la production cl de l'échange. lJn régime nouveau., un régim ~ social surtout, nt• s'impr~,·isr pas par décrets; IC'sdécrets, les lois ne viennent c;u<•sancl,onner 1,s rnpporls di•jà existants. En lenlanl, sur cc Lerrain, de ùcv:111<·l'I' les ans, la Commune n·eut a!Jouli, très proOablcmcnl, qu'à relonrner contre elle une parlie de ses propres forces el les meilleures, sans susciter chez les salariés un plus vif élan el un dévouement plus agissant. li ne lui était guère licite que de travailler, sous le COU\'ertde la démocralisalion des institutions politiques, à amoitcr une transformation sociale générait', et c'est ce qu'elle fil. Le fil-elle bien ou le fit-elle mal ·i ~Jal plutôt et insuffisamment; mais ceci est la faute des hommes cl dérive de la composition même de la Commune. :\'ous en avons déjà dil assez à cet égard.pour n'y pas revenir. La m~me incertitude, le même trouble, le mème manque de décision cl d'audace que nous avons surpris aux Commissions et notamment à la Commission du Travail el de !'Echange, nous les retrouvons intensifiés encore à la Commune. Les solutions el résolutions ne seront jamais, ou rarement, à la hauteur de la bonne volonté el des intentions. La question des loyers avait été assez radicalement réglée dès le '2!) mars. Le décret aurait pu être mieux aménagé dans plusieurs de ses dispositions el tenir compte - ce qu'il ne faisait guère -de certaines situations particulières; lei quel, il se tenait cepent.lanl, el comme il avantageait en gl'Os la classe ouvrière, il valut à la Hévolulion de nombreuses sympathies. En revanche, le décret défini li[ sur les échéances vint trop ta,·d. Discuté à la Commune vers le I" avril, il ne parut à l'O((iciel que le 16. Ce décrel édictait que le remboursement des dettes de toute nature, porlanl échéance, s~rail effectué dans les trois années, à parlir du 15 juillet 1871, sans iotérot el paç trimestre. Un mois et
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