J. Jaurès - La guerre franco-allemande ; L. Dubreuilh - La Commune

41G IJ1STOIHE SOCI.\JJISTE naturels de la démocratie, ses conseils el ses guides qualifiés. Ils pouvaient déterminer un courant de pacification, de conciliation imposant, peul-être irrésistible. Thiers le savail bien. Aussi quand il vil qu'ils se lavaicnl les mains du sang déjà répandu cl n'avaient d'autre souci que de certifier à tout venant qu'il existait une somme suffisante de République à Versailles el que les Parisiens élaienl vraimenl trop exigeants, il respira cl se dil qu'il pouvait en paix dresser les bois de justice. LOIJISE l\llCllt:L EN 1871 Y eul-il pacte formel ou simplement entente tacite? li n'importe guère. En tout cas, il est à remarquer que passé le 28 ou 30 mars, les représentants élus de Paris n'interviennent plus à la tribune parlementaire. Silencieux à leur banc, ils laissent les droites hurler à mort contre les « brigands de Paris», leurs électeurs, Thie•s el ses ministres distiller le venin de leurs calomnies, tromper les départements, mentir à bouche que veux-lu. A leurs amis Parisiens qui les relancent, les pressent, les supplient, ils démontrent congrument que Thiers a fait peau neuve, que l'Assemblée elle-même se rallie au nouveau régime. La seule fois où ils parlent encore publiquement, c'est pour répéter

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