J. Jaurès - La guerre franco-allemande ; L. Dubreuilh - La Commune

:no HISTOIRE SOCIALISTE remplacement. et Thiers saisissant la balle au 1,ond, s·empressail d'expédier 1·e,-prHd de poliee, de h:ératry. Le choix étail exécrable. Kéralry débarque à' To11lo11--<le' ·:?:{; mai$ il y est rr<.;11 par la garde nationale qui Ioule enli(•re accla.me ù sa barbr nu portal et ohli!,('cle nouveau venu a retrogrnder jusqu'à .\g-en. Dan-..lïnlcn·allr, Duporlal :l\"aite~sayé d'oLlcnir du go11ver~f'menl ,ersaillai~ ~o n~intégralion, mai$ il ~wail r$suyé un refus. Entrainé par le t"ouranl populaire. il accepte alors le titre de dl-légué de la Commune à la préfecture de Toulouse el la Commune esl dle-m,·me solenncllemenl proclamée au Capitole. c·en i-tait fait: Toulouse passait du cùté de la Hévolution. Les Saint-Gresse el les autres réacteurs dont le général de :\°ansouly, farMs ,ruu républicanisme cJ'occa~ion. trntenl alors d'un mouvcmrnl tournant. Proleslanl de leur dévouement à la Bépubliqur pour laquelle" ils sont pn'ts à verser toul leur sang», ils- .remontrent à la population toulousaine que tous les ri•publicains notoires, de Cré,·y jus,,,,-à Louis Blanc, sont a\'CC \"er~ailles. que le Comilé central de Parisn·esl composé que dïnconuus "enanl on ne sait ,roi,, allant on ne sait oü. lis parviennent ainsi à jeter lï1ésitalion dans la garde nationale, engluent un certain nombre des officiers el aboutissent, la fa~blessc de Uuportal uidanl, à impo~er ltne faron Jr compromis d·apr(\s lequel la. direction intérimaire du dépa.-temrnt serait confiée à un conseiller de préfecture el une municipalité pro"isoirc installée, a,ec le chef <lebataillon \·alelte à sa tète. 1.rs deux parties acceple11l et les balaillo~s rouges se retirent du Capitole. C'était là cc <ro'attendait ~aint-Gresse cl sa bande. Sans perdre une minute, d·autres troupes, volontaires de l'ordre. rassemblées pa,· le receveu,· général de Carbone!, occupent les. principaux points stratégiques, el le lendemain, à 10 heures, Kéralry a1>parail a\'eC trois généraux à sa suite et plusieurs milliers de soldats. Six canons l'accompagnent qu'il bra,,ue sur lï lùtcl de \ïlle. Duportal et ses amis sont pris comme en une souricière cl il ne leur reslc qu'à solliciler la bienveillance du ,·ain,,ucur qui leur fut du reste accordée. Toulouse ne combattra pas pour la Commune et laissera les républicains à la Grévy et à la Louis Blanc égorger Paris de conni,·ence avec les Vinoy el les (;allifet. .\arbonne fil mieux, parce <1u'cllc lrounr un chef digne d'elle el <lesa vaillance, Emile Digeon. Digeon élail un proscrit de décembre, homme d'action simple et droit. Après le 18 mars, il \'Oulul soule,·er Carcassonne où il résidait; mais il en fut empêché par un de ses compagnons, l'avocat )larcou, qui ménageait son avenir, el n'avait pas tort, puisqu'il devait devenir plus tard député, sénateur. Pcul-èlrc même fut-il ministre; on ne sait plus: il y en a tant eu. ~larcou, finaud, éloigna Digeon de Carcassonne el le rejeta sur :'iarbonne, lui. représentant que celle deuxième ville était bien plus susceptible de se laisser enlralner ljue le chef-lieu du déparlemenl. Le 23, Digeon arrivait à Narbonne el, de suite, à la tête de deux cenls hommes résolus, s'emparait de l'llôtel de ville dont il expulsait le Conseil municipal récalcitrant à la proclamation de la Commune. Le lendemain, 2t, une compagnie du 52<l'ollaquail; mais, comme-

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