J. Jaurès - La guerre franco-allemande ; L. Dubreuilh - La Commune

HISTOIRE SOCIALISTE 299 Tirard, à Schcclcher. )lais leur clientèle électorale parisienne n·avait pas le mème inlérèt à se taire, à empocher les gifles sans protester. La nouvelle de celle réception la rejeta pour un inslanl vers le Comilé ccnlr-al cl développa dans la bourgeosic moyenne, che, les commerçanls, un étal d'esprit qui paralysa la volonté de résistance des plus inlrailables el favorisa, précipita le compromis qui allait intervenir en\re les élus de Pari,s cl le Comité central, en vue des élections municipales. Le Comité central, senlanl le lerrain pins solide. marchait, au 2-1,carrémer.l de \"aranl. Au Journal Officiel, il publiait un arrèlé conroquanl les électeurs pour le dimanche 26 el rixanl les modalités du scrutin: vole au scrutin de liste el par arrondissement: un conseiller pour '20.000 habitants, soit, au lolal, !JO: les électeurs ,·olanl sur présentation de la carte délivrée pour les élections du 8 fé\Tier. dans les mèmes locaux el d'après les modes o,·dinaircs. Au point <le vue militaire, le Comité, comprenant non moins que l'heure des résolutions viriles a.-ait sonné, révoquait de ses fondions lïncapablc el inquiétant Lullier, ses douleux compagnons, Raoul de Hisson, Ganier d"Abin, el confiait le commandement, avec le lilre de général, à trois hommes éprouvés, mililanls de la classe ouvrièr<:. ayant pendant le siège donné des gages de leur civisme el de leur énergie : Brunel. Eudes cl Duval. Ainsi assuré sur ses derrières, débarrassé des inlriganls el des fous, le Comité central songea à reprendre la conversation arec les maires, pour les contraindre,, s'assoeier aux opérations électorales du ?6 el à se porter de la sorte garants de leur légalité. C'est ici que se place un inlermMc à ln fois comique el répugnant, dont il faut parler, moins pour l'innuence qu'il el1l sur la suite des événements - il n'en eul aucune - que pour le dt"sarroi qu'il rér~le il ce moment dans les sphères du pou,·oir. li s'agit de l'affiche placardée ce malin même du 24 par l'amiral Saissel el où, sous sa signature, le gnerrier osait dire à la population parisienne ce qui suit, à la minute précise où les journaux apportaient d'autre part le récH exact de la séance de l'.\ssembléc nationale de la veille : " Chers concitoyens, je m'empresse de porter à votre connaissance que, d'accord avec les députés de la Seine el les maires élus de Paris, nous avons obtenu du gouvernement de \"Assemblée nationale : « 1° La reconnaissance complète de vos franchises municipales: 2° L'élection de Lousles officiers de la garde nationale, y compris le général en chef: 3° Les modifications à la loi sur les échéances; 4° Cn projet de loi sur les loyers, favorables aux locataires, jusques cl y compris les loyers dn J. 200 francs. « En allendanl que ,•ous me confirmiez ma nomination ou qur vous rn·ayez remplacé, je resterai à mon poste d'honneur pour veiller i. l'exécution des lois de conciliation <1uenous avons réussi à obtenir el conlribuer ainsi à l'affermissement de la République ». Nous avons obtenu, disait la proclamation. Que signifiait celle cynique

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