2ï2 IIISTOIHE SOCI.\LISTE tique socialiste qu'il conserl'ail néanmoins cl qui bienlc\l allait redevenir la dominante, la double caractéristique républicaine cl patriotique. (Juelques précisions soul ici nécessaires puisquo en somme, au 18 ma1·s, le Comil~ central de la garde nationale devait occuper le de,·ant de la sci·ne cl que cc Comilé, avec des avatars divers et des forluncs plus ou moins hn1rcu~l""s, ne ecssa pas de jouer un rc\lc dans les é,·éncmcnts jusqu'à l'écrnsemenl définitif de la Hévolulion. La première réunion de la garde nalionale se produisit au Cirque cl'lli\'er, le (j fé\'l'ier, sous la présidence de Courty, négociant au Il J•. L'aflluence y avait élé grande el une deuxième réunion y ful décidée qui se Lint au \\"aux-liai!, clans la soirée du 15 février. L'idée <le fédérer tous les balaillons de la garde nationale s·y fil jour spontanément de Ioules parts el une Commission fut nommée, chargée d'élaborer les slaluls de la nouvelle Védéralion, Commission composée d'inconnus, qui tirés de l'anonymat un jour devaient y retomber le lendemain. Le'? 1 février, au \\"aux-llall, troisième réunion, 2.000 délégués sont présents, qui, à l'unanimité, adoptent celle résolution : (( La garde nationale proteste par l'organe de son Comité central contre Ioule lenlalive de désarmement el déclare qu'au besoin clin y résistera par les armes ». Après quoi, les 2.000 délégués se rendent en masse à la manifestation organisée à la place de la l.laslillc, entrainant avec eux sur leur passage mobiles el soldats. )lanifeslation grandiose qui se reproduisit plus grandiose encore les jours sui,•ants. Cn drapeau rouge avait été fixé par un intrépide, tout en haut de la colonne, dans la hampe tenue par la main du Génie. Les bataillons de Lous les quartiers populaires défilèrent successivement, tambours el drapeau en tète, allachanl à la grille, déposant sur le piédestal du monument des couronnes d'immortelles. L'armée y vint aussi, des compagnies, des régiments bientc\l. avec leurs sous-officiers, parfois des officiers. Les préliminaires de paix arrèlés entre llismarck el Thiers étaient connus. Ou savait le projet de traité, ses clauses honteuses, l'entrée imminente des Prussiens dans la capitale et la protestation indignée gagnait de la garde nationale la mobile, de la mobile l'armée. Les troupes envoyées par Vinoy pour surveiller ou dissiper les maoireslanls fraternisaient avec eux. Le 26, on crut que l'entrée des Prussiens élail pour la nuit el sans qu'un mol d'ordre ail été donné, 40.000 hommes, de minuit à 4 heures du malin, remonteront en armes l'avenue des Champs-Elysées cl de la Grande-Armée marchant à la rencontre de l'ennemi. Les Prussiens ne vinrent heureusement pas; ce n'était qu'une alerte; ils ne devaient entrer, au nombre de 30.000, que le l" mars, ainsi que l'indiqua le 2ï par affiche, Picard, ministre, parlant au nom du Gouvernement. Ce répit laissait donc aux délégués du \\'aux-llall le Lemps de consulter leurs compagnies. Or, presque Ioules, certaines à l'unanimité, se prononcèrent pour la prise d'armes. L"nc catastrophe alTreuse était à
RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==