J. Jaurès - La guerre franco-allemande ; L. Dubreuilh - La Commune

HISTOIRE SOCIALISTE 181 lait-il simplemeol obtenir le retrait de la candidature llohenzollern, au prix des plus grands ménagements pour l'amour-propre du roi de Prusse'? 011 l.)ien voulait-il humilier la Prusse el son roi·? Le seul retrait de la candidature du prince Léopold était, pour la diplomatie française, une grande ,·icto,re. Oe quelque forme el de quelques précautions qu'il ful en,•eloppé, el quand bien même l'initiative apparente en serait laissée au prince, c·est le roi lui-même qui Hait allcint: car c'est à un revirement dans les Conseils du roi que le monde enlier attribuerait le revirement dans les <lessPins du prince. EL alors le roi de Prusse était convaincu de,•ant son peûple, devant tous 1,·s peuples, ou d'1mpr~- CAPT1''1T~ OK L'EMPEREUR. O'•p~ un documtnt dt l'tpoqur. voyance, s'il n'avait pa~ pressenti l'émotion que la candidature Hohenzollern allait provoquer en France, ou de faible!?se, si, ayant prévu celle émotion, il n'étail pas pret Il en soutenir jusqu'au boui les conséquences. Ce mouvement de recul lui était d'autant plus malaisé et le sacrifice d'autant plus pénible que le duc de Gramont avait fait entendre, à la tribune du Corps législatif, un langage plein de menaces, ressenti comme une injure par les patriotes ellemands les plus ardents : le roi paraitrait èéder non au LIV: 766. - HISTOIRE SOCIALISTE. - LA GUERRK Pt\ANCO-ALLEMANOR. - LIV, 766 •

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