128 HISTOIRE SOCIALISTE pore! <lupape est contraire à la nécessaire unité italienne, au droit des Romains el à lïnlérèl relig-icux du catholicisme môme. (1 Oui, messieurs, qu~nd les conscirnees catholiques seront éclairées, elles comprcndronlque le pouvoir temporel est un inslrumc11t vermoulu cl compromettant, qu'entre la foi, chose immalé• ricllc, cl les inlérèls lrmporels, chose lcrreslrc, il n'y a aucun lien nécessaire. El à ceux qui souliennrnt !"opinion contraire, je n"hésile pas à dire: 0 hommes de prude foi, comment pouvez-vous croire, au dix-neu\'Îème siècle, alors que la liberté, qu'on la conteste ou qu'on la nie dans telle ou application, esl vi1•anlc au fond des cœurs, alors que vous èlcs, ainsi que vous l'avez dil, deux cents millions de catholiques, el qu'indépendammenl de ces deux cents millions de catholiques, ,·ous avez pour vous défendre, si vos droits étaient ,·iolés, Ioules les ûmcs libérales du monde; comment pouvez-vous croire que la conservation de la foi. que l'intégrité des dogmes, que l'unité catholique soient allachées à ces quelques lambeaux de terre que vous èles obligés de défendre par les armes étrangères'! Oh! que Tertullien élail mieux inspiré el plus croyant <111vcous lorsqu'il s'écriait: « Hien de terrestre n·esl nécessaire à la foi, rien, absolument rien!• el qu'il est plus religieux que vous, le prèlre qui vient de se lever dans l'Italie régénérée pour commencer l'alliance qui se forme dans tous les esprits droits enlrc la liberté cl la religion! El qu'il esl forl el nel son langage à Pie 1~: « Sainl Père, vous avez commencé votre règne en disant: Je pardonne! terminez-le en disant: Je bénis! el consentez à èlre dans le monde comme le président de l'Assemblée des peuples: parloul présent, partout élran· ger, parloul indépendant, comme la conscience el comme la vérité •· Qu'on retienne ces paroles, car nous aurons à les rappeler. Mais ce qui frap,,e. dans cc discours de mars 18G3, c'esl que M. Emile Ollivier y parle de l'unité italienne incomplète encore avec une abondance de cœur el d'esprit qui déborde d'al'ancc sur l'unité allemande. « L'honorable M. Keller se trompe, lorsqu'il fait à un homme quel qu'il soit, l'honneur d'avoir créé, soutenu el propagé cc qu'on appelle l'unité italienne. Toul palriolc italien trouve celle foi dans son berceau; elle a été enseignée dans les chants sublimes de Dante, el Machiavel de sa plume immortelle écrivant s,jr les choses de la politique, l'a montrée à l'llalic il y a plusieurs siècles, comir.e le but vers lequel elle devait marcher sans s'ari•èler jamais. L'unité italienne n'est donc ni une idée mazzi• nienne, ni une idée républicaine, c'est une idée patriotique. (Asse11lime11sIur plusiew·s bancs.) El savez-vous, mon cher contradicteur, pourquoi celle idée excite l'enthousiasme cl le dévouement? Parce qu'elle répond à la grande el douce idée de la pairie'. « li y a eu un Lemps aussi où notre pays ne se composait que de provinces divi,,écs, en guerre les unes avec les autres, men•cées par l'étranger; nous avions 11n duc de Bourgogne, un duc de Ilrelagne, etc.; lanl de désastres nais•airnl de celle situation, de Ioules ces lulles, que la pauvre unité française n,, pouvail se conslilucr qu'avec difficulté. Alors, il surgit une pauvre fille du
RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==