IIISTOIHE SOCIALISTE 70 1'nssura11cC" dounéc pa1· lui au sultan qur l'.\11g-lctc1·1·c soutic11dl'ait la Turquie. qui amenait cette tcmpt~lc oricnlalc. 11 y eut alo,·s un moment singulier dans l'histoire dr l'Enropr. r:an11oncr de l:l g-uerrc. immédiatement, rth·cilla toutes }('s tradilions nationales. toutes les ambition~ drs pa1·tis. !.'opinion anglais<' r(•elamait une intc1'vcntion immédiate en fa,·cm· des Turcs; rn Francr, drs républic·ains, con11nr Quinet, s'indignaient qu'on nïntrrdnl pas pour clégng-rr le Danube des années russes; et lrs catholiques se réjouiss:1ir11l à l'avant·r « du con Oit pr{•- paré par la Pro\'idcncc pour le triornphr de la civilisation et du christianisme P. Or, juste à cr moment, pnr des effo1·ts dt.'srspérés 1 les diplomate~ C"uropC'ens, les Fran(·ais en tète, tentaient cnCOl'C 1111rfois dt.. pré,·cnir la guerre! Comme- s'ils :wairnt pl'csscnti Yag"llcmcnl les ron~équcncC':-- incalculables qu'elle allait a,·oir sur ra,·eni,· de l'Europe. Cnc fois c1H·o1·(', il~ amènent la Hussic, par l'inlcrmédiai1·e de l'.\utrichc à retirer s011 ultimatum, à ar<'cptcrdc nouH·au la note proposée ;'t "'.\lcnzikofT, le J3 mai. ~lais e'cst en Yain que, forts de ccllr acceptation. ils essaient maintenant de la faire accepter par la Porto : Hcschid-Pacha d,'cide son maitre à tenir hon. Le fanatisme turc ('St déchainé; les ulé111~1s ont prêché la guerre sainte: l'armée est réoq:tanisée. Et malgré les dëdarations publiques de son g'OUYCl'nemcnt, malgr<." le- tr•ayail paeifiquc dr toute l'Europe, sir Rcddiffc, « ce diplomate malfaisant 1:1 cornme l'appelle 'rhouYencl 1 afnrn1e que l'.\nµlcter,·c soutiendra la Turquie. La Turcptic ,·c,·cndiquc dont ~on droit de protéger elle-nu!me le culte chrétic-n dan~ tous ses l·:tats . .\lors. en octobre 18:.3, la gucJTc éclate:. La Russie réclame mainLcnant la protertion de tous les sujets grecs. Dès le débnt de la gueri·c, les Oottcs française et anglai~e, comme l'a,·ait prén1 sir Hcdcliffc, ,·icnncnt protége1· Constantinople. La France cl l'Angleterre ne peuvent laisser porter atteinte à l'intégrité de l"Empire ottoman ! Le :30 novembre, la flotte turque est détruite it Sinope pal' ta flotte russe. L'opinion européenne s'émeut de celle destruction qui témoigne selon clic de l'intention de la Hussie d'anéantir la puissance turque. Xapoléon Ill se juge atteint dans son honncu1·. Le 20 dé<'cmbre, rordre est donné aux deux flottes anglaise et française de pénétrer dans la mer \"oirc. Et, apl'ès quelques semaines d'ultimes négociations, au début de mars 18311, la guerre est décla1·éc a la Hussic par la F'rance el par l'.\ngleterre. En mai 1851,, G0.000 .\nglo-Français dél,arque11t i, C.allipoli. Il y avait quatre ans exactement, que Louis-:\'.apoléon avait posé laquestion des Lieux-Saints. Il y arnit deux ans que ln diplomatie do :'inpoléon 111, pl'ise entre le fanatisme russe. déchainé par sa faute, cl les ambitions anglaises, essayait de se tirer par une paix honorable, glorieuse même, mais sans guerre, du guêpier oi, l'avaient jeté les ambitions catholiques. i\lais si les diplomates françai!, qui l'entouraient, connaissaient les risques de celle guerre et hésitaient, l'opinion publique française, abaissée et avilie pnr tout le système impérial, dans son ensemble, }~approuvait. Les Fra1u;ais en étaient rCduits
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