IIISTOIHE SOCI.\I.ISl E maliqucmcnt '(•ntlonnis. Et telle ,·•tait la lassilud<· politiqur des uuc.;, trll(' était la peur persistante d<'s au Ire~, que la nation tout t•nlÎPrc ac·(·<·pl;,1Ît l'<' régime. Plu~ d'opinion, plus de pl'n..,,:t'. l."ahsC'11<·cd<' pn•s-.r lihrr, l"ah"'t'n<'C de tribune parlementaire st•rnhlairnt d,;sorn1ai, peu ::;C'n,ihl,·s ù la majorité ÙC's Fl'an~·ais. 111 On boit, on rit, 011 chante, on 1·ipailll..... . :-'é-<·riait lt• pot•te ,rngrur, dépeignant le lrndemain dn Coup d'Etat. Etre n,·wit la qn,• l'e,pres-ion naic dr l'étal dC's rsprits. 11 Toul sommeillait, (·rrh,\il plus tard Pt•s:-,ard ... D,1ns lt marais profond, mangeant drs nt~11uphars t'I <'oassant pour son Empe1'C't1I', un pt•nplc émast·ulè ,hait fort tranquill('. san" ~ou,cnirs tlu pa ... -.t:, sa11s aspirations pou1· l';_nenir. Il ne lisait, il n'C'nl<'ndait aucuru• ,oi.x qui d111 lui rappeler son abaisscn1e11l ». Les :uwirns Orlt·anistcs, )('s, i(•ux doct1·i11riir{'s, les hommes sâ,u·irux JC' lihcl'lt.', cp1i, !-.ans hai,11• 1 patil'11ts, n'·si~nt·•..,, d<• lf'ur retraite ocrupé<• et studi,•u-;C'. oh:,cnaicnl avet.· lri:,lcssl' la Fn1nrt• nou,,·11<', el qui n'a,airnt plus <Jllè la pau\'r(' joir cfun dis<·ours il allm,ion:-., d;111surH· 1·l•rr1Hion à l'.\(·adt.;mic, Cuizol, l3arantc, le co111tc- ~lol1:, ~I. de Saint-.\ulairc ont donné dan-., IC"urs lettres un tahlt.•au crurl de cd avat.'hi:,srm"nl gt•m•ral. Guizot notnit autour de lui • une <·c,-taine .:,ali-;faction :-.ans hicrncilla1u·t• ni confiauce » li juillet 18;.2. « On ne fait ri<'n, 011 ne pen~r à i'Î<'II ,1 t~t.'l'it-il encore un peu plus tard. Et Pasquicr rcprt•11d:,, \otn• ptHl\l'C soci(·h~ française scmhlc n'avoir plus ril'n à attendre' que dC's ho11tés tir L1Pro,·id1..•n<·r . - 0 Il n'y a pa:- t1·acc <le politique da11s l'esprit du puhli<·, dit c•nc-orc C:ui,ot 1111 peu plus tard, il csl vrai, ü l'occasion de la gurtT(' dïtali1• ; il ne jug-c JHIS la guerre; il n'rn ::,;onde ni les motir .. ni h•s t.•01i...t.:qu1•n<'<'s: il a,,istc à u11 spN·tacle, et l'amusement quïl y prC'nd !--11rmo11k lïnquit;ludt.· qu·au foud il en l'Cssenl ,,, Plus de prineipcs : cc n'1•sl point t·ornmc n.'pn;sc11ta11l d'unr idt•(' que le gou,t•rnem<'nl a l'approbation drs di,·cr::-,cs c:Ja..,st.~..,: <''est parce qu'il leur donne des affaires pro!>pèrt•s. ~ ~lais C-l•lte sorte de joie lai~s<' ,·oir aussi la possibilité ,l'un mécontC'ntcmcnt ,111in•rscl au moindrr malai:;c commercial, au moindl'c chagrin d'opinion ,,,. Et rrlte ci1·t·om,tan<·c pou1·1·ail permettre ,;:,ans doute aux , icux parlrmcntairc::-, ,ainc,i:-. <l'espérer c1u·orc: mais, il leur faut bien noter <tue " les intért'-ts mah~rir-ls sont en bonne voie». Seulement, la satisfaction maléricllP suffit-elle:> Le ministère de Cuizol lui-même, de Cuizol a,·a11l son repentir libéral, a pr011\é Je C'ontraire. On se souvient du mol terrible de Lamartine: • l.a Franrc s'ennuie•· Il ne faut pas que celle nation spiriluelle s'ennuie. Il faut amuser la France. L'amusement fait partie de la politique du Second Empire. An pain, il faut ajoute!' les jeux du cirque. Pour occupêr l"opinion <lésœuvrée, il y a Ja cot1i:, il y a Jcs ft\les, il y a l'étalage de la splendeur impériale. Dès le temps de la présidence, l'ère des fêtes a été ouverte. L'empereur ne peut démentir les promesses du président. Installé aux. Tuileries, comme son onde, de glorieuse mémoire,
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