IIISTOIHI·: SOCI.\LISTE D'aull'CS dispositions encore dcn·aient tt'moig-ncr des cxcelle11lc!-- dispositjons du gouvcr11cment pou,· tout(•s les cnli-epriscs i11d11stricll<':-..Iles lois sueccssh-es exonéraient de lïmpùl des patentes dC" no111brcux prtils fa('onnicr:-.: pnr rcffct de la loi du ,, Juin J~.-,s, !J(i,O:.W artisans furent rayt~!- du rùle. Enfin, honorant l'industrjc comme i1 honol'ait la r<-lig-ion1 rl-:mpcreu1· lui donnait la grande f<'le <le J8;,:,. !'Exposition uni,erselle de Paris. l·:t les industriels franc.:ais. 1·éponda11t à son appel, attestai<'nl les efforts acco111pli:-- par CU\.. depuis le dt·but du rèµ-nc. C'est que la nation tout cntil·rc était sai:-.ie d'une fil·vrc d'entreprise. Le phénon(·mc n'était point d1ailleu1•:, particulier ü la Fran('<'; au lc11demai11 <i<'s Ré\olulions de UViH, il S(" produi~it pa,· toute l'Europe. \lais en Fran('e, il présenta une inlcnsitè particulière. l.a hou1·gcoi-.,ie, tout enti(•1·e, ù l'exc<'plion peut-1..~trr <les républicain~ iri·éductibleh. sati:-,faisait i1l'attente du sou,c1·ain: les alfai,·cs étaient de,cnucs sa p1·éuccupalio11 essentielle. Elle était lasse <l!' la politique; elle \OUlail jouir. et pour jouir, ~·enrichir. Les U8t.·ou\·crte!) nouvelles et leurs applieations, la mobilisation des capitaux par la banque, les fa\·curs du gou,·ernemcnt, tout in, itait à# cnlr<'prcn<lre .,.,. l.on<lre::-. qui était, depuis lC" commencement du sil·de, le J)l'Încipal man·hé <les capit:.tti:, en Europe. céda le pa~ i1Paris . .,, Les années 18.32 à JS:>Ofurent l':ige d'or de la Bourse.,.,, :'\i la ~ut•1·1·c,ni la diseltr qui mrnarait après la mau\·aisc récolte de J8.->:3 et contraignait à l'établissement <le la cai:,sc de la boulang-crie, ni le <.'bolt·ra, qui de man, à juil1el 18:Vi ravagea Pal'ÎS pub les pro\'Înccs, ni e11f111 les lcrribles inondations dr la Garonne, du Cher, de L\llicr en JS;,,-,, du Hhùne en 18,)6, ne ralentirent l'essor induslriel. Bien plus, les emp,·unts ou grands travaux réparalcu1·s que ces maux provo<1uaienl st~mblaienl surexcitcl' encore la fiè\'rc des hommes d'affaires. He l'esprit d'entreprise naissait le golll de la spéculation. El la spéculation de\'t'11ail rapidement un jeu effréné. C'est dès 18.311 <1uc Proudhon la dfnonçait a\"cc ,C:·hémencc dtHls s011 Jfanuel du spéculateur (( la lJourse. « Il ne suffit pas au capitali°'me moderne, s'écriait-il, de s'assurer pour l'a,·enir. pa1· ses actions, rcxploitation du pays. Il faut encore que, par la LransmissilJilité de l'action et par son escompte eu numéraire, il réalise dans le présent sa jouissance; il faut de plus qu'il agiote, qu'il reporte, qu'il tl'ipole, quïl joue l) p. :398_... • Lïmprobilé règne dans les run•urs, disait-il encore, la piraterie dans les affaires H. ~lais si, a\'ec raison, il se refusait à dP'slinguer cnlrc la spéculation modérée eL le jeu des financier~, entre les prudents et les habiles, sïl <lénon- ~ait, a,·cr une claire vi!:'-ionde_ fcusemble. tout le système de la .: féodalilt; industrielle», d'autres tentaie11l de séparer les opérations financières ùcs habitudes morales qu'elles <lé·,eloppaient non seulement dans la haute bourgeoisie ruais dans toute la nation. \'a,·ait-on pas \'U, en clfet, des femmes voler leurs maris, poul' faire ùcs opérations de 13oursc 7 Dans une comédie, représentée a\'ec succès à l'Ocléo11, Ponsard a\"ail flétri la cupiditë el l'amour
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