Albert Thomas - Le Second empire : 1852-1870

IIISTOIIIE SOCl,\I.ISTI•: .-,, encore social~mrnl i11é<ll1qui·rs. eornment il ,, cré<'rait entre les ou, rÎ('t'S cl ceux qui les emploient une classC' intcrmédiai,c jouissant de droits l('•g-alcn1ent reconnus cl élue par la totalilt~ des ouvriers. Cette dassc intermédiaire serait }a classe drs prud'hommes,,. Toul rhC'f dr fabrique c1H (·té lcnu <l'a,oi1· 1111 prudïwmmc pour dix oun·irrs rt tir lui payrr un salaire double. « Cc-~ prudhommes rcmplil'airnt da11s la (')a:-isc 011, rièrr Ir mt·mr rùl<' quf' lrs ~ous-officic-rs remplissent 1.laus l'arna·r ,, .. \lor·s s'éll•vcroi(·nt partout des ('Olonies ag-rieolrs, compnrahlrs au:\. 111011t1stèr(•S du moycn-:lgc, 1 , au milil'ti d'un rnondr t·g-oisl(• lin·t: il la féo<lalit,: dr l'argent,, .. \lors le chllmagr srr:lÎI suppril1H- .. \lol's rarrn,··c industricll<'. conHnc· l':-iulrr. s<·1·ait disciplin<·e .. \lor-.. toute r,•eo110111ic niltionalr Sf' 11·0,ncrait i11tcn:,ifi1:c·. l·:1 de nH~rnr que ,,, le trioinphr du chris1ianis111e a ddruit l't·scla"age. de m(n1c quC' Ir triomphe clr la lh·volution fran<.~aisr a d,:truit le :--cnag-C";de llH~lllC', le ti-iomphe de~ idérs d,~rnoer:-itiqurs a11r:1it d<.~lruit le pa11pl~ri:Hll<"' '· Lï•:mpt>n•ur poui-:--uit-il le ntn, du prdendant? \ oudl'a•t-il t\lrc Ir prince orgnnisalC'nr C'l n:,0l11tio1111ail'<'qui,,, anu··tiorrrn la tondition dr la da~sc la plus nombreu"-<' et la plus pauu·c :, 1 Peut-t.\lrr; mais qu'il p1·r1u1e g-anlr dr rl',cillcr par l'indusi.ric n1t~mf• le-. prcorrupation!-> )J('litiqut·s ou sodalC's. l.'induslrie doit oer111wr les esprit-.., ah:-,.orl,rr Ir.; acti,itt~s: il rH' faut poinl qu'dlr de,irn11c unC' 11ou\(.•lle <H·<·a::.ion ch• pcn~C'r. Il faut (JllC' la l'o11dition de la classe ou, riè-1·('~(' trou,r am,,qiu1 l·<', pour qu'elle app1'<'1llll' ;, aimcl' le 11011Y<':lU rég-imr: mais il 11(' fout pas q,u• <lr~ rl•fur1111.•-, trop fH'ofondc-s ,irnnc11l susciter r11 cllr dt•s rrn•ndi('ations nou,·(•llcs. Da11s lïntt.~rèl de la dynastie, il fout s·.'ll'l'(~lrr ù lf."mps, rt'g-1(.'r ri t·oute11ir l'adi, Îll~ de• tous. Il n(' ~cmhlc pas d'aillc-u1·s qu'il y ait, <le cc t·ùlt·. un dang-r,· im111i11cnt. .\prës l'rsxpérÎC'nrc dC' 18'18, l..1 hourg1..•oisie 1 la da-,~r moyennr, ü qui s011 pouvoi1· politiquP a <-~lt~ ra,i. nr <lrmand,· qu'ù t1·a,aillcr et à joui,·. La classe ou,Tièrc, di:('Î11n~1..• à plu.:.ieurs rrprbc~ drpui~ juin, n'a pas la force néccssairC' pour tr11h•1-1quelqur ronq11t~tC'. I.e gou,·c1·ncme11t peul donc hanli111c11t Jhrnsse,· au dé·\'rloppemPnt dt' lïnd11strir. I)(• 18j2 i1 U{jtl, ,·c dë,eloppemcnl fut remarquable. Et d'abo1\I le <lé,eloppement du cré·dil. Pour soulcnir cl 1no,·oquer l'esprit d'entrcprisr-, deux gra11ds êtahlisscmcnls furent fondl·s : le C,·édit foneicr et le Crédit mohilier. Le décret du 28 fc\"l·ier 18j2 a,,ait autol'is\! la cré:1tio11 de SoriétC's de C1·édit foncier conscnta11l aux propriétaires sur première hypothèque des Jll't~ts à long terme rembou11sables par annuités, cl se procu1·ant les capitaux par l'émission de lelll'Cs de gage garnnties par les hypothèques. A la fa,·eur de cc décret, une Banque foncière s'était établie ,·t Paris; deux autres, bientot, furent fondées à ~larseille et i, Nevers. ~lais rapidement, pour assurer l'unité des opérations, cl pour rendre plus facile la circulation des

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