JIISTOIHE SOCIALISTE pire. les st'11·s pionniers de la soêil~té meilleure. Enfantin écrivait en i8J3: « 1.a lribunc et la prrssc doiH•11t se taire pour un lc1l1ps, afin que le marteau rc_Lentis~e srul lù où pal'lait la poudre, afin que l'homme écrive sur le sol ses hiéroglyphes de fer, cl non sur le papier des ,·ébus politiques >,. Mais il ajoutait aillcu,·s: ·,, 1.'esp,·it dort. la chair veille et tra\'aille ... lis ont la force et le ,·crtig<", les manicu1·s de la mati{·rc. cl dans leur bacchanale, ils maudissent l'cspl'il. l'id(~C. si bien qu'on pourl'ait la croire pe1·due cl rclourn(;C à Dieu. ~lais clic est toujours lit. la maligne. clic est là qui se frotte les mains et dit tout bas: :\liez. chantez. canca11cz. bambochez. Travail el terre, ,·ous enfantez: vous C!'écz 1111 11011,·rau monde; que cc nou,·cau rnondc naisse e11to11rC de toute~ ces endures, nous le la,·crons! ✓✓ I.e Père le sentait: l'irrésistible poussée industl'iellr e11tl'ainen.1it le monde plus loin même qu'il ne le voudrait. w•rs la société no11,·cllf' . .\u profit de qui :1 Serait-cc il celui du tHHn·el Empereur, de sa ✓✓ dynastie ✓✓:1 c·cst la qurstion que .\apolt~on Ill, lui, se pose. Il est, il veut t-.trc le pl'omolf'11r de tout cc gl'anù 111ouvcir1ent. Cc superbe développement industrirl. a11q11cl s'applique la ho11l'g-coisic, il ,·cul qu'il Hpparaissc comme son o.·u,·1·c. \"ous a,·ons dit déjù ses initiatives, au temps de la dictature. ~lais il sr srnt IÎl'aillé, pour ainsi dirr, entre les deux groupes d'industrialistcs, entre les an riens orléanistes et les ·saint-simonien$. entre 1\lorny cl Enfantin. Cel'lrs. il lui plaimit d"ètrc le saint-simonien couronné, l'Empc1'e11rsocialiste. d'aller jusqu'au bout du dévl"'loppemcnl industriel, d'assur·cr le bonheur de ces elasses pau\'rcs, pour lcsq11cllcs il éprou,·e une sympathie réclll"'. I.e prog,·ès que veulent les Saint-Simoniens n'cst•il pas celui qu'il a r<t,•é lui-mèmc? ,✓ L'idée napol(~onic11nc, disail-il il y a déjà bien des années, ,·n vi,·ificr l'agriculture: clic in,·('ntc de nou,·caux produits; clic emprunte aux pays étrangers les inno,·a1io,1s qui peuvent lui servir. Elle aplanit les montagnl's. lra,·crse les flcuvc-s. facililc les communications et oblige les peuples à se donner la main.;., Sous l'impulsion du gou,·crnc,ncnt nouveau, ✓, rn'otcur bienfaisant de tout l'organisme social ✓✓, c1cst une èl'e nou,·clle qui Ya comrncncer. Xaguèrc encore, il l1a dl'claré: les profondes réformes sociales 11c l'effraient point. Il a dil. dans l'l~·.. 1.:1i11ction du JH111pérùune, en J81,l1, com111cnt Je gou,ernrment. protcclcur naturel des classes laborieuses, peut amélio1·cr la l"Onclilion de ces classes. ✓✓ La richesse d'un pays. disait-il, dépend de la J)l'OSpérité de )'agri('tllltll'C et de l'incl11stric, du développement du commerce intérieur cl cxlérirur, de la juste cl équitable répartition des revenus publics ✓✓- 01'. tout cela élait miné en France. et cc qu'un :\'apoléon pouvait se pl'Oposcr. c'était la restauration indust,·iclle cl agricole. Le prl·tendant avait donc diL comment il ferait celte 1·cstauration, comment. par une loi, il donnerait les 9.100.000 hectares de terres incultes qui se trouvaient encore en Franco it une immense association ouvrière. comment son gouvernement fournirait à celle association les ava11ces nécessaires; comment. enfin, par une action 111ëthodiquc, il organiserait les masses I
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