HISTOIRE SOCIALLSTE 319 -société corrompue où les monopoleurs cl les mangeurs d'argertl exécutaient toutes leul's saturnales, seules les associations ouvrières étaient les élôments d'ordre cl de reconstruction que trouverait la société quand serait venue la catastrophf) (p. 114-116 . La Cour d"appel confirma lo jugement. Ce procès permeLtaitde "oir par quelle é\'olution, par quel élargissement naturel du problème ounier, des hommes comme Tolain en étaient \'0nus à se soucier du role de l'IJ:tal et des question• politiques. Au moment oü des hommes plus jeunes et pins ardents vont leur succéde1· dans la conduite de la bataille, au moment oi, ils commencent de perdre pcll à peu toute in0uence, il importait de marquer les derniers progrès que l'expérience quolidienne avait fait faire it ces libres esprits. D'aull·es donc avaient relevé l'arme. Pour que l1œuvre d'émancipation ouvrière si péniblement commencée ne fùl pas anéantie, pour que les quelques éléments déji1 organisés- ne fussent point dispersés, il avait été décidé, le Hi fé,•rier 186~, que les membres du ùurcall de Paris seraient appelés ,, élire une nouvelle commission. Le 8 mars, le dépouillement des voles amena la nomination de Bourdon, graveur; Varlin, relieur: Benoit 1'1alon, teinturier; Combault, bijoutier; ~lollin, doreur; Landrin, ciseleur; ~lumbert, tailleur sur cristaux; Granjon, brossier; Charbonneau, menuisier en meubles sculptés. Sans hésiter ü la pensée de poursuites certaines la deuxiè,ne commission parisienne annonça publiquement sa constitution. Quelques jours plus lard, elle donnait encore la mesure de son courage CL de son acti\"Ïté en lançant un appel aux travailleurs parisiens en faveur des grévistes de Genève. Dans cette ,·ille, en effet, depuis le 23 mars, toutes les corporations du b~ltiment, habilement conduites par le scnurier savoyard 13rosset, avaient engagé la lutte pour la journée de dix heures (au lieu de 12 et pour la fixation des ,;alaires d'après un tarif arrèté par les assemblées générales des corps de métiers. Le 5 avril, rOpùûon Nationale publiait l'appel de la Commission parisienne. En quelques jours, les différentes Sociétfs professionnelles envoyaient à Varlin plus de dix mille francs; el c'est alors que les journaux bourgeois commençaient leurs contes ridicules sur les« meneurs étrangers», -sur lê& « ordres venns de Londres» ou les trésors fantastiques de l'Internationale. Le Gouvernement êtail ouvertement hra,·é, il répondit au défi le 22 mai 1808. Les aeuf membres de la deuxième Commission comparurent à leur tour devant la si"x.ièmcchambre du Tribunal correctionnel de Paris. Ce fnt Varlin qui présenta la défense commune. Il montra que c'était l'activité de l'Internationale pendant la grève qui a,·ait déterminé les nouvelles poursuites-; il déplora encore la nécessité oll les travailleurs se trouvaient de recoorirà•la grève, c moyen barbare de régler les salaires»; mais il fil retomber la responsabilité·de ces lutte& perpétuelles sur ceux qui cnt,·a,·aient l'œuvre·d'assooiations d'étude LelltJsque l'Internationale.• Si, devant !aloi, ditrl\ noua somm"" wu&des juges et nous de" accusés, devant les principes nous
RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==