. " a IIISTOIHI~ SOCIALISTE :ioï nouveau statut ju,·idique. Ellr appo,·tait cependant quelques amélio rations. Les ~ociéll's anonymes pou"aicnt SC" former dt:sormais sa11~ l'autorisation du gouvernement (a1·l. 21 ; le nombre des associl·s ne dt•,ant pas ._-.trcinfl~rieur à sept arl. :n, chacun ayant sou!)crit 1111c action de 50 frant·s arl. JOJ et en ayant ,·ersé le dixième (a1'l. 51), une soci,:tt.• anonyme it capital ,·ariablc pouvGit dës lors être constituée a,·ec un capital verst~ de :i;; francs. ~lais si la coopëration apparaissait aux ou, 1·icrs comme la meilleure solution du problème ~orial, cl si une élite de travailleur:,, s"enthous iasmait ainsi i, l1id4..>cde supprimer 1c ~alariat, le problème immédiat demeurait c elui que la loi de J8M n'avait fait que résoudre pa1·tiellcment, colui des rapports présents entre le capital et le tra,ail, entre les salari<'s et les patrons . La discussion même de la loi sur les r:oalitions avait montré à J'avance conuncnl il allait dcsormais se poser. Comme la gauche l'a\aÎL signalé, les ouvriers avaient obtenu le droit de coalition. ~lais ils n'avaie nt ni le droit <le réunion, ni le droit d'association ; et, comme les l'oalitions leur faisaient une nécessité et de se réunir C'L de s'associer·, la loi de 1804 pouvait l'tre dénoncée comme un c traquenard•· En 18H4, le 8 juillet, six semaines après la promulgation de la loi, la Société de bienfaisante des portefaix de Marseille se trnu,·ait condamnée pour avoir imposé à ses membres dr ne prendre un emploi qu'a,·ec son assentiment. Quelques mois plus_tard, en 1805 , comme ks veloutiers de Saint-Etienne, en grè,·c, avaient institué des sec·tions ctcles groupes de moins de 20 membres, pour maintenir la cohésio11 de la g-rève pa1· un moyen plus sùrquc des réunions publiques. les six membres d u comité de grCve furent condamnés i, des peines d'cmpl'ison11cment, va1·iant de trois mois à un mois. I( l.a coalition, dCclarail le tribunal, suppose seulement une entente accidentC'llc, mais non point une organisation de ln nature de celle <1ui est soumise au tribunal, Ol'ganisation en qucl<JUC sorte permanente cl indéte1·minée n. Les tribunaux poursuivant tout ce qui pouvait rcssemblm· ~1 une association, force étail de se rabattre sur les réunions. Celle fois, le capric e admilfistratif remplaça l'arbitraire des tribunaux : scion les dlles, les autorisations demandées par des ouvriers, gré,·istcs ou non, de s'assemble r pour discuter des conditions du travail furent accordées ou refusées. Ce dernier cas était le plus fréquent. Les•ou\'l'iet-s de toutes nuances, ceux de !'Opinion nationale èt ceux du Pays, tout comme les Internationaux, ,demandèrent le droit de r(•union cl le droit d'association. A la fin de J8(Vi, le gouvernement, soUioilé nu moins de se montrer tolé• rant, a\"ait encore brutalement rappelé que la loi refusait aux ou,· ricrs les droits qu'ils revendiquaient. Mais pou à peu, parla manière dont ils conduisaient les grèves, par leur tactique méthodique, calme, obstinée, les travailleurs s1 imposaient à PattenLion de leurs adversaires el maitres. Les luttes des corporations parisiennes, de 186' à i86G pour les dh: heures, celle des bronziers 11urtout, avaient frappé l'opinion publique. L'opposition p atronale
RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==