IIISTOIHE SüCIAI.ISTI~ sursaut, une 1·ccr11dcsccucc de poursuites, c-t prl,bahlcmC'nl de coalitions: GH affai1·es, IHl pré,·enu~. J.;n ("oudarunés. Fatalement, lï 11ternationnlc <le,·ail s'occuper de ces conOits. La grande association d"études <le la classe ou,·rièrc~nc pou,·ait demeur er indifférente ni:, lcu1·s causes, ni à leurs effets. Il suffit qu'un jour elle intcl'vinl ùans une de ces luttes pou,· devenir. du coup, populaire. En fén·icr 18Gi, lc!i. b1·011zier~ de Paris s'étaient mis en grC',·e. Leur société de sc<·ours n111t11cls était r>11issa11tc et agissante; les patrons avaient résolu cl~ ln briser. I.e 14 fi·nier, 22 ouniers de ln maiso n 13arbedienne rc1·urcnt l'ordre de 'quiller la Société de secours mutuels. To ut le personnel se solidarisa a,·cc eux, c-t l'on répondit à l'ulti1-Î1atum patronal par une demande de ré,·ision de tal'Îf. Après quelques jours, M. Barbed icni•c repoussa les demandes; les patrnns se solidnris_èrcnt avec lui. Les ou,Ticrs réponùil'cnt. en foi!-anl signer dans les ateliers la simple et noble dC:·clal'atiou suivante:,, .:\'ous soussignés déclarons avoir rhonneur de faire partie de la société du créct:t mutuel des ounicrs clu bro 11zc, qui a pour bul de garanti, à dinqur trnvaillcu1· une 1·étrib11tion plus en rapport avec les besoins cle ln vie, el prolcstons d'avance contre luu1c so ciété tcndanl à abaisser la c,,nscicnrc rl la dignité de l'homme». ÜM question de dignité n'a ja111ais laissés indilîé1·r11ls les prol étaires parisiens. Toutes les corporations s'émurent de la lutte des bronziers. La Société des f'erhla11ticrs a,·a11~a :;.000, francs plus des deu x tiers de son capital! Les 1) pugraphcs el les sculpteurs sur bois, <leux corporations qui s e lrouvnie11l elles aussi à la vcillç d'u11 conflit, n'hésitèrent point à pr<'ter pres• que tout leur a,·oir. Et u11 appel fut adressé aux ou,Tiers parisiens par dix-huit milita11ts t•onnus. Parmi les signntaircs se l1·ouvaicnt des n,embrcs de l'Internationale; malg,·é son hostilité foncière pour les grèves, le groupr pari sien ne pouvait cleme11re1· i11différcnt à celle-là. Presque tons les membres du bureau du bronze faisaient d'ailleurs partie cle l'association, Camélinnl, .\rsêne Kin, Ynldun, Tolnin cl Fribourg passèrent la ;\Janche, firent appe l à la solidarité des Unions anglaises, cl purent obtenir quelques billets d e mille frn11cs, L'impression fut immense, quand ils les apportèrent dnns une réunion de ;\lénilmontnnl, à laquelle assistaient les patrons dissidenls. 1.a grève ne dura que peu <le jours après; les palruns cédèrent. :\lai• surtout, le retcntissemc11l cle l'évèncmcnl fut énorn1e. On parla couramment d ans les masses ouvrières des 111illinns de l'Internationale. Les hommes prudents du bureau parisien craignaient cependa nl de deve11irdes fauteurs de· lroublcs, d'exriler il la guerre sociale. Comme les laitleurs de Paris, <1uclquu jou1·s plus tard, se déclaraient en grè,·e, ils ae rcCusnient i, les aider; et ils résistaient également, s'il faut en croire llêligon, aux velléités de grève que manifestaient toujours lei ouvriers du bétiment . •
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