IIISTOIHI~ SOCL\LISTE 2ïl morcl rappelait le mol de Àapoléon: <« Dans un siècle, l'Europe sera républicaine ou Cosaque ,1, cl il mont rail« Je principe cosaque incarné en la personne de ~I. de Bismarck ,. • 1.cs seules conditions réelles de l't'quilihrc c-uropécn, disait-il encore le Ji' juin J8UU, c·csl q11c l'Italie snil libre, c'est que les peuples allemands soient libres, ,.-est que la France soit libre, c'est que toutes lrs nations jouissent également d'une somm<' suffisanlc dC' liberté, qui leur procure une grandcu1· cl une prospérité équi,·aknte, cl qui substitue aux antagonismes du présent les liens ha1·moniques d'une solidarité durable entre les nations. 1( Les conditions de l'équilibre européen, c· 1cstque lïg11oranrc cl la misère, a,·ec tous les maux sociaux qu'1•llcs entrainent après elles, dispa1·aisscnl de la surface du t'Onlincnt. « Ce but seulement est capable d'émo11,·oi1· lcs peuples et de provoquer de leur pa,·t des efforts cl des sacrifices. « Cc n'csl qu·ù la condition dC" jeter cette idé-C" supérieur(' au~dessus dC's mesquines l'Î\'nlités qui nous agilenl que l'on par,·iendra à dominer la situation >>. lll:las ! l'averlisscmrnt )',orialiste, pas plus que celui de Thiers, ne fut entendu. Depuis des ann(~es que les bonapa1'listcs libéraux tra,·alllniC"nt l'opi• nion, ils :wai<'nl nheillé tous les instincls nationalistes, toutrs les id<:cs de gloire et de prépondérance. 1-:t, en cc mois tic mai 6G, !"opinion inquiètr, mais toujours dirigée par eux, 1·ëclamait de l'Empcreur des satisfactions, de la gloire encore et des agra1_1dissemcnts. Pour les lui donner, l'Empcreur, engagé a,·cc l'Italie et la Prusse, dc\'ait s'associer à l'c11lreprisc, ychcrche1·résolûment son profit. I3i"nrnrck s·y attcn d~it bien.« L'Empcrcur, disait-il en avril au général italien Govonc, désire une grande gncnc allemande, parce qu'à la tête d'une armée comme l'armée franç~isc, on peut toujours trou,·er sa parl de profil». ~lais si la majorité de l'opinion franÇ'aise réclamait une intervention clans le gr·and conflit qui s'ou- ,·rait, contre la guc1Te en elle-même, une dernière opposition se 111anifcstail. Fould savait combien toutes les rxpéditions antérieures avaient compromis les finances et il avait déclaré, en écoulant le discours de Thiers, « qu'il n'avait jamais rien entendu d'aussi fort ni d'aussi beau ». Les classes riches étaient Oj>posécs à la guerre, et à leur tète les ri nanciers, les hommes d'affaires. Un momenl, 1'Empereur a\'ait espéré donner satisfaction à tout le monde par un Congrès. Sans guerre, un Congrès européen ellt donné i, la Prusse plus d'homogénéité etdc force dans le Xord, ,, J"Jtalie la Yénétie, à la France des compensations, des annexions. Le refus de "l'Autriche (2 juin) emp~cha le Congrès de se réunir. Xapoléon III, n'osant risquer la guerre, attendit des hasards de la lutte austro-prussiennc les indemnités espérées. li les attendait surtout de l'épuisement des belligérants, i, qui, bient.ot, pensait-il, il imposerait la paix. En apprenant que _l'Autriche repoussait l'invitation de la France à un
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