IIISTOIHE SOClAI.ISTE dant au rhoc des idées : la fusillad,· r·rtonlit, et un million de machines humai11('s, lahorjco-.rs c-Lpacifiques, courhée::; naguêrc sous le poids d'un lravail dt•,oranl et mal rétrihué, vont se précipiter les unes ~ur les aulrC'z; pour e,écutcr l'arn't de la fatalité! Oh! p11issc11l Ct'S soldats, hier cucorc <'iLoycns et compagnons de nos· l.,bcur~ et de nos (·Ludes, sentir ~•é,·eillc,· eu eux ~es sentiments d't'galité, de dig-nité, de !)olidarilt\ qui faî:,aicnt la h:.sc <le nos relations: puissent.ils, prndant qu'il en est LC'111ps cncorc, !,C sou,cnir de la devise inscrite sur le drapeau de l'.\ssociation intC'rnalionalc: Tra, 1alÏ ! Solidarité! Justice! Et les tra,aillrur, écbap1>a11t pour cette fois encore à la domination de~ aristocraties intéresséC's aux ltallcs c-nl1·c peuples, aborderont cnGn eu cc Congrès 011,Ticr, sui· l<"quel reposent en <·e 1110111cnt toutes i'cs <•spéranccs, rcs gra,c-s <1ucstions que la iucl'f'e, avec ses hideuse~ praliqurs, est impuis• sanle i1 résoudre •· Pratiquement, ,•nfin, les ouvriers <le l'lnlcr11ationalc résumaient leur attitude , is-à-, i!i-dC' la g-ucnc da11s la pet ile note officielle sui,·aate, que publiait le Courrù•r du 29 juillet: ....\11 !--ujct de la g-ucrre actuelle, le conseil central de l'Association, considl'rant que ln présrntc gucri·t• qui ensanglante le continent intéresse seulclll<'IU ft,.-. µou11er1ll'1JH'llls, conseille au1\. ou, ri ers de rester neutres, et de t,'a~so- <'ier dans le but <l'acquérir de la force par l'unité cl d'emplO)Cr celle force, ainsi eo1H1uise, à leur émancipation so<·iale cl politique.» .\lais il rre faudrait point croire que cette allitude <l'abstentioo ou celle hostilit,i systématique i, toute gue,..-eemp~ch,il les socialistes de 18U6 de juger nellcment <le la situation européenne. On peut même dire que seuls encore ils curent la \'Ue nellc de cc qui était l'inlér·èt commun de la France et de la démocratie cul'Opécnne. Dans un article vigoureux de la Nive Gauc!te, dès le ü mai 181~;, Fontaine prenait acte des applaudissements donnés par la major·it,' au discours de Thiers. • Elle a mont1·é, disait-il, qu'elle accusait coromc nous son gouvernement d'a,·oir encouragé la Prusse, excité l'llalie, pous~é à la couflagratiou générale, pcndaul qu'il parlait de paix el de neuh·nlilé •· Parlant de principes diamétralement opposés â ceux de Thiers, les rédacteurs du Courrirr Français cl de la 1/i,,e Da11clw aboutissaient aux mêmes conclusions : ils montraien L le danger que.constituait la création sur les frontières françaises de puissants Etats centralisés ; mais, dépassant la critique Je Thiers, ils montraient que le maintien d'un équilibre factice ne garantirait pas à l'Europe la paix qu'elle· souhaitait. lis s'accordaient a\'eC Thiers pour 1·epousser le système absurde des compensations, des pourboires. Mais ils ne croyaient pas à l'efficacité de ces alliances entre gou\'ernements que tel ou tel intér~l pouvait détruire d'un jour ,, l'autre. Ils dénonçaient toutes les violations du droit commises par ;\l. de Bismarck, sa brutalité à l'égard des petites principautés allemandes; el ils signalaient déjà la Prusse, de,·enanl à la place de la Hussie la grande puissance réactionnaire de l'Europe. Ver•
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