Albert Thomas - Le Second empire : 1852-1870

IIISTOIRE SOCIALISTE tailleur; Dujardin, du Crédit mulucl; h:in, monteur en bronze; Ripert, c.:hapclic1·: Morel, typographe; Tolain, ciseleur; Murat, mécanicien; Lagarde-, chapelier; H.oyanez, mégissier; Carnier, ciseleur; Hampillon, gantier; Barbier, tourneur; Hc\'cnu, peintre sur porc-claincs; Cuénot, lithographe: Limousin, passementier; Aube1'l (Louis, mécaniricn; .\udoint, du Cl'é<lit Beaumont, ciseleur; llallcreau, ajusteur; Pcrrachon, monteur en bronze: Piprc), du Crédit mutuel; Rouxel, tailleur; Rainot, graveur; Vallier, ciseleur: Yanhamme, mécanicien; Ycspicrrc, montcu1· en hronzc: Blanc, typographe; Samson, ajusteur; Camélinat, monteur en bronze: ~Jichcl 'Charles . tailleur; Yoil'in, ajusteur: Langrcni, cisclcul': Sccrcland, taillcul': Thicrcclin, mécanicien: Chc,Ticr, charpentier; Loy, passementier: \ïlhem, aj11:-,.- lcur; ~lesscrer, ébéniste; Faillot, tourneur; Flamcnt: llalhen, typographe: Barra; .\dinel, tailleur; Camille, ciseleur: Murnl père, lisseur: Chéron; Bi bal, instituteur; Oudin: Chalon, typographe: ~lorcl, ajusteur; Dclahaye, m<'canicicn: Capet, ajusteur: .\rblas, lourneur; Cochu, ajuste111·; :\Iauzon, tulliste. Egalement, il importerait de sa,·oir, pa,· qui, dans quelles circonstances fut rédigé le manifeste. 'folain est mort ; d'autres témoins vivent encore. :\J. Tchcrnoff dans son livre récent a écrit qu'il fut rêdigé chez :\l. llcnri Lefort, ::dors jeune démocrate bourgeois, que nous retrouvons souvent mêlé à toute celle histoire et qui semble s'être efforcé constamment de rapprocher les militants républicains les plus avancés et les militants ouvriers (Le Parti républicain sous l' l:'mpire, p. 40i'). ~I. Tchernoff a recueilli le renseignement de ~I. llcnri Lefort; il se trouve confirmé par une lellrc de Clamageran Correspondance, p. 273, : • (._)uant aux Reclus, écrivait-il i1 son cousin Félix Clamageran, après l'échec de Tolain, ,·ous avez deviné juste. C'esl un nommé Lcfo1t qui a rédigé le manifeste et cc Lefort est intime a,·ec les Reclus; il fail pal'tie du même groupe». llenri Lefort se trou,·ait en rclalions a,·ec le monde des proscrits, des exilés, avec les démocrates les plus avancés de Londres et de Pal'is. Et l'on peut supposer que les proscrits de Londres, dont quclqucs'.uns avaient vu quelques ounicrs parisiens à !'Exposition de 1862, de,·aient se soucier de donner orne allure anti-gouvernementale a un mouvement dont ils devinaient tout rc sérieux et l'avenir. lll. Tchcrnolf dil encore ('oc cit.) que Gambetta prit parl à celle rédaction. Seul, le témoignage de ~I. Lefort l'atteste. C'est possible. ~Jais ce qui, de toutes rnanières. reste sensible, c'est l'originalité fruste des formules. Elles sont celles de toutes les circulaires, de tous les manifestes, que le petit groupe publiait depuis 1862. Si des bourgeois ont tenu la plume, ce sont des ouvriers qui ont dicté. On a relevé dans Je nrnnifcste des formules proudhonnienncs : on l'a fait sous l'influence de l'adhésion postérieure des Internationaux parisiens au proudhonisme. En fait, c'est par les formules héritées de 181¾8, sans distinction, que les Soixante s'effori;è1·cnt d'exprimer leurs revendications de classe, tout, comme aux premiers moments de oolre histoire syndicale el socialiste, les républicains sociaux

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