IIISTOIHI~ SOCI,\I.ISTE 13,; t.-'csl à peine si dans les dC'rnil·rcs a11nécs, deux partis ru fin se distinguaient ncllcmcnl cl combnllaicnt pour drs i<lCcs: on :wait dl·sonnais dC'5 consCl'valCUl'S cléri~atD.:, par·lisans dr la domination d(• Iï·:!.;'lisc, dC's lihérall\, g-uidés pal'dcs crëolcs mais aussid,~ja p·H• des Indiens qui s·t;Laient inst1·uits,commc Benito Juarcz. En 18:;ü, les lihfraux a,·niC"nl t1ioniphl" a,ce Comonforl et Juarcz, cl inauguré quclqta•.., réfonncs: ils aYaicnl ~(·c11la1·isc~ lrs hicns du t.·lcrgl·. <'Xpulsé les .lé:-.uites, dt~('rt5h~ la laH·itë de l'(·tat-ei, il c•t du n1.,ria.gc. Clér·icaux cl conscn·ateurs a,ai('nl l'épondu par unr in .. tll'l'C"ction: :\lira mon et Zulonµ-a, leurs chers, s·l~lair11l f'mpa1·és d(' ~lr,ico et de la p1·t'sidrnrc. ~lais l<",·icc~pl'Csidcnt, Juarcz. lïru.liC'n, tenait hon, rl de H,;,n à J8til, il par- , inl à reprendre le pou"lir. Cc fut celte luttr ("Î\Ï({" qui donna ~1 l'Europe rort·asio11 d'intcr,('nÎr. Au milieu dl's rén,lutions sucrr-.. ... iq•-.. les nation:.HI\. <'lll'O!H'C'IISsubissaient des vexations de toutes nature!): lt>urs plaintes enco111IHaicnt les <lossi1•rs des consulats: les ('tuw,•11tùm.-.; 1•/rangt·rrs. le:-. reconnaissances dr ert"anres qu'obtenaient les différcntr-. nations demeuraient toujours lettrr-mortc ou ù peu pri·s. En 1801. ers diff11"ult(·•~ l·tnif'nt au enrnblc: par une loi, Yotéc pnr le (<111g-1·i·scl sant'lionnt.··e [hll' 1(• pn;sidc11l r; juill<'l HWI If' paiC'mf'nl des Jettes inscrites dans les i'am•enlions ètran!,!ere.,;, rut su:--11end11pour dC'ux ans. 1.cs cabinets de l.ondres, de Pari-.., dr ~laclrid. êlaienl <l(:cidt:~ à fai1·r rf'ndrc justice à leurs nationaux~ L,· :i1 o<'lohrc·, les l1·ois Etal~, par la Con,·cntion de Londres. décidaient u11r inlrncntion pou1· cxigel' un(' protection cffieacc des n'sidenls européens cl poul':-UÏ\ 1·c l'rxé,·ution drs oblig-ations finan<'Îères arct-ptées. ~lais. tandis que l'.\ng-lrtcrrc ne ,o,ilait faire qu'un(' C\.JH~dition profitable et lorgnait du coin de l'H'il IC's douanrs mC'xÎcainc!-1, l~ndis qu<· l'Espa~nr, tout en n\vant parfois de rt•tahlir lii un pl'incc de sa maiso11. se l'ésig11ait à suin·c ~c mouYcmcnl anglaifi. le, imag-inations des g-011,·crnants français cntraienL en branle. L('s èrni!!n~, m('xicains fréqucnlaic11t les Tuileries: ils parlaient la langue de lïmp,··ratrice. et ils pal'laicnt scion son <'11•ur. Consc1·- vatcul'S et monarchislC'S, ils; aYaiC'nl droit il ses sympathies, et cil<' rè,·ait avec eux de rcslau1·cr au ~lc:,...iquc la domination de r1::gliso. ~lais l'Enipercur, lui aussi, l'::incicn prisonnier de 11am qui :H·ail projeÎé jadis le percement de l'isthme du ~icaragua, désirait affirmer au )lexique la puissance de ]a F1·ance, directrice autorisée de la race latine. « Tôt ou tard, disait déjà en 18(;0, un de ses représentants. :\1. de Cabiac, l'Europe dcna se préoccuper du :\lexique. Aux frontii•rcs du :\lexique et là seulement, l'Eurnpc pourra arrèlcr dans son mouvement d'expansion le peuple des i'üats-Unis, qui, si on n·y prend garde, est appelé à couvrir l'Amérique, puis le monde entier». Croisade catholique el guc1·re d'expansion latine, l'expédition du :\lexique allait, dans la pensée de :-iapoléon, réconcilier toutes les passions françaises, unir dans un même effort sa politique cl celle de sa femme. Son ami Michel Che~alier expliquait cette grande pensée du règne, montrait « que
RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==