Albert Thomas - Le Second empire : 1852-1870

IIISTOIHE SOCIALISTE l.31 question était ou,·erte depuis 181,0, les Anglais 1·cchcrcha11l des positions commerciales ::n·antageuscs; les Fl'an{·ais ... prolégeanl les missions catholiques. Par le traité de :\'ankin 1842, les marchands anglais s'élaienl inslal ... lés à Chang-haï, à Fou-Tchéou; el ils étaient dc\"CIH1S maitres de llong1,ong; par le traité de \Vhampoa (181,4), les Français s'étaient donné la mission de protéger les catholiques en Chine. Les Ang-lais eommcrçanls surent rappeler aux Frarn;ais catholiques leurs devoirs sacr(·s et lournc1·, au mieux de leurs intérèts, leur scrupule à les remplir. Eu 1856, les Chinois, ayaut saisi un bateau portant pavillon anglais, se virent déclarer la guerre. Cn missionnaire, l'abbé Chapdclainc, ayant été 1nis à rnorl, la France se joignit i1 l'Angleterre. Lord Elgin cl le baron C1·os, a1nba1-,sadeurs c.xtl'aordinai,cs, appuyés par une force navale imposante, après UYOÏ1· bo1nbardé- les forts de Ta-kou, étaient arrivés jusqu 1i1 Tien-Tsin cl a,·aienl imposé aux mandarins <'hinois le double traité de juin 18~8, accorclanl des a,·antagcs co1111ncrciaux, drs indemnités de guerre, des réparations aux protégés de la France, el suri out la Jll'ésencc continue de représentants <les deux nations à Péking. 01·, en juin 1$;;!), quand ces représentants, Bruce cl de Bou1·boulon étaient venus pour occuper lcul' poste, ils avaient trou,·é l'embouchure du Pcï-llo barl'ée, et le feu <les forts de Takou a,·aienl cmpèd1é leur escadre de la franchir . .\lors, une nouvblle expédition aYail été résolue. Sous la conduite du général Cousi11-~lontaul.ran cl de son brillant Etat-~Iajor, 8.000 Fran~ais allaient aider les 13.000 Anglais de sir ltopc Granl à r·élablir c11 Chine le prestige curopCcn. Lord Elgin cl le baron Cros s'étaient récmbarqués. En jui11et lSGO, Ta-kou fut emporté, en ao1H Tien-tsin. En septembre, le massacre <l'offiricrs chargés de protéger les plénipolcntiaires fil décider la ma,·che sur Pékin. Le bataille de Pa-Ii-kao lina la roule. Le ;; octobre l'armée s'cnlparait des portes de la capitale, Le 18 octob,·c, par un a<'tc de vandalisme insensé, lord Elgin ordonnait de m.cllre le fru au Palais d'EtC, à la mcrvci11euse r~sidcnce, oü se lrou,·aienl entassés les trésors de la dynastie mandchoue: ainsi devait ètrc frappé I-'orgucil du sou,·crain, qui n'a rait pas voulu recevoir les 1-cpréscntanls de l'Eu1·opc: Le 2'• octobre, la Chine se décidait it t1·ail~r. Le prince Cong signait deux convrntions a,•cc lord Elgin et le baro11 Cros. Des a,·antages cornmcrciaux étaient accordés aux deux nations; mais l'Angleterre ohlcnail en out1·c la cession d'un territoire destiné ù la sùrelé de llong-kong cl la France, pro-- tccll'Îcc <ln culte catholique, obte11ait la restitution aux chrétientés de leurs êtablisscments religieux ou de bienfaisance et de leurs cimetières. Les puissances européennes aidèrent la dynastie mandchoue à vaincre la rébellion des Taï-Ping, soutenant une dynastie rivale. Puis, la paix rétablie daus le Céleste Empire~ elles s'occupèrent de li1•er tous les a.\'antagcs possibles des conventions de Pékin. L'Angleterre aYait solidement établi l'autol'Îlé de son représentant; et sir Robert Hart, pour le plus grand profit de

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