122 Il ISTOIRE SOCIALISTE En décembl'e 1839, i\l. de la Guéronnièl'e, ou l'Empe!'eur (comme on voudra\ publia la b!'ochure: le Pape et le Congrès. Napoléon Ill el les autres puissanc~s venaient de décide!' la tenue d'un Congrès pou!' régler la question italienne. L'Empe,·enr conseillait au pape de renoncer aux légations, de laisser toute l'Italie du ;'liord s'unir à la Sardaigne, s'il rnnlait du moins que le reste de son pournir temporel lui fùt garanti. C'était le signal de la nouvelle action napoléonienne en Jtalie.M. Thouvenel, le nouveau ministre des .\ffaires étrangères allait la conduire habilement. La France reconnaissait les annexions des ttats du centre au Piémont, moyennant la cession de la Savoie et de Nice. Carnur, l'edevenu ministre le 20 janvier 1860, consentit à la cession, en ayant l'ail' d'y être contraint par un ultimatum (2t, mal's, traité de Turin). Au 1nème nwmcnl, la Toscane, !'Emilie, les Légations se prononçaient pal' plébiscite pour leu!' annexion à ·la Sardaigne. Donnant, donnant, :\apoléon Ill était devenu véritablement le « complice de Cavour>,. 01·, c'était cette complicité qui effrayait les catholiques el l'avenir prouva qu'ils n'avaient pas tort. l\l. Thouvencl s'était flatté par le traité de Turin de « rassurer l'Europe el de contenir l'Italie•· i\lais l'ltalie unitail'e ne pouvait ôtre contenue. Dès avl'il 1860, Ga!'ibaldi l'évolutionnait la Sicile; le 8 aoùt, il franchissait le détroit de ?llessine, et François Il devait abandonne!' son royaume. En seplembl'e, avec la complicité de :\apoléon el pour empêche!' Gal'ibaldi de compl'omelll'e l'unité dans le sud, le Piémont sommait le pape de dissoudre la petite armée qu'il aYait l'assemblée sous les ordrns de Lamoricière; puis son génél'al Cialdini, franchissant la frontière del'Ombl'ie, mettait les pontificaux en déroule à Castelfidal'do, occupait l'Omhl'ie, les )!arches, el ne respectait que Rome, loujoul's occupée depuis 18110 pal' des troupes françaises; puis il allait dans le l'Oyaume de Xaples, pl'épal'el' contre Garibaldi même, J'31u1exion de ce pays au Piémont 21 octobl'e 1860). En janvier 1861, François li perdait la derniel'e place qu'il eLil encore, Gaëte. Toutes les provinces annexées au Piémont venaient d'ètre invitées ,, élire leurs députés; et le pl'emier Parlement italien, l'éuni le 18 février 1861, proclamait Victor-Emmanuel, l'Oi d'Jtalie. L'unité politique de la péninsule était accomplie. Seules Home et Venise manquaient à l'appel. Mais Cavoul' éta~ plein de confiance en l'avenir. Tous ces IZl'aves évènements étaient loin d'avoir laissé indifférents les partis français el plus particulièrement le pal'Li calhol_ique. Dès la fin de seplcmb!'e 1859, au moment oü l'on sentit que !'Empereur allait de nouveau soutenir la révolution italienne, les catholiques français parlèrent comme ils n'avaient jamais parlé. Les mandements, les grandes épitres oratoires, les brochul'es, les al'ticles contre les révolutionnaires se ruultiplièl'ent. Au premier rang luttaient les évêques de Poitiers et d'Orléans, Pie et Dopaolonp. En octobl'e, Mgr Donnaz priait !'Empereur de rester fidèle à • la politique
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