Albert Thomas - Le Second empire : 1852-1870

IIISTOIRE SOClALISTE 115 lien ne, 1,elùchai~ les liens c1ui runissaicnt à rEg-list' el se lrou,ail fatalement poussé YCrs les libéraux. Dès avril 18.,8, les républicains du l'alais-Ho)al, les a1nis du prince Xapoléon, 11:"in, Bixi<,, lleari ~lartin, :,e prt>paraient à soutenir celle nouvelle poliLique, dont Üs espéraient tirer pour leur parli de sériclLX. profils . .\u nième moru.enl, d<"s élections '"aient li(•u a Pari-.;. pou.r remplacer Coudchaux, Carnot el Ca.Hügn.ac, qui avaient refu::;t' le scrmcut. Si l.iou\ille était battu;, uoe faible majorité, Ernest Picard, rami d'ùlli,icr, et surtout Jules Fa.re, l'ardeut patriote. l'avocat d'Orsini étaient élus. C'était la preuve qu'en dépit de la loi de Sùreté générale. Paris ne désarmait pas: mais l'élection rm:me de Jules Favre, quelque hostilitt· qu'elle rén'làt contre l'Empire, pouvait fail'c c:--pérer qu'une politique de nationalilés, hardimenl pratiqu~c, rallierait encore des républicains. Cependant, les conscillei-s italiens déployairnt toute leur activité. A la fio de mai, le docteur Conncau apportait à Turin, à son ami (.a\'our, lïnYitatiun que lui faisait !'Empereur de venir :, Plombières sentretcnir avec lui de la guerre prochaine.• Le drame. écrivait alors le mini,tre sarde. approche de la solution •· L'entrerne de Plombières 21-22 juillet/ régla les conditions de l'intervention rrançaisc. Il fallait, si l'on ,ou1ait se mènager la 1wutralité des sou,·erains européens, limiter l'entreprise, ma~quer la ré,olte popula..ire, roffcnsive 1·é1olution·naire. L<' plan fut trac~. Quelques sujets du. dur de ~lodène se soulè'feraienl. L·.\utriche, î--rappel du duc. ne manquerai! pas de 'fenir les réprimer. Le Pit~mont et la France interviendraient. Point de guerre a,·cc )iaples; point de lutte contre le pape, toujours ;1ardé par les troupes fran- <·aises. )lais la maison de Sa,·oie obticod1·ait tout If.' :'lo,·d de rltalie, de l'.\pcnnin à l'.\driatique. La France aurait pou1· clic la Savoie et :'>ice: ponr ~icc, patrie de Carihah.li, terre italieone. Cavour résista longtemps, mais finit par cède,. Un mariage de,-ait consacrer l'alliance: le mariage du priucc i\apoléoo. cousin de lï~mpe,eur. cl ,Le la princesse Clotilde, fille de \'icto1·- Emmanuel. Il y avait loin des conventions de Plombières 311:\. aspirations unitaires.de la race italienne; cl la politique des nationalités, pratiquée par Xapoléon, nede1•ai1 ..,;.pood're que bien incomplètement Mu vieilles idées de propaga.o.de ré,·olutionoah·e tics républicains frant.;ais. Mais peu importait i, Cavour. [,'essenüel élart de marcher! Le politique réaliste qu'il élail saurail bien, l'heure venue, parer au.x {!\-èncments. Les mois suivants furent employés aux derniers préparatifs. La Farina agitait les Etals de- ~lodène pour préparer le soulèrnmeot initial. Le prince Xapoléoa, à Varsovie, eu septembre 18:;8, obtenail la neutralité du tsar. Le 10 décH1l>re 18;;8, un lrailé see,et scellait l'accord conclu i, Plombières. La ~••e était ttrtaine pour le pri■lemps. Toutes ces négociation■ s'étaient poursuivin dans le secrcl : st les cours

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