IIISTOIRE SOCIALISTE lvi élé le duc de Partllc. Il 1ù•blint que le p,·incipe d"une eons11llation dPs Ho11mains. Ünc loi t·lccloralc fut préparée ... par la France. SingulièrC' initiatri<'r de liherlé,cn ,·éritC,que la France impériale de t•f"'UC l'poquc! l,a Porte 111011tra d'ailleurs qu'elle s·cntcndait, cllr aussi, rn élections: les neuf-dixièmes de la population furent exclus du vole. La Fralln' protesta : l'ambassadeur a.nglais ü Constantinople, toujours le fameux Hcddiffc avait une t·ipostP prt·tc, pour cet ad,·crsairc il l'cxll:i-Îcur des t~lections,, 0Jl1cie1l1--s,, : 11 Yous criez, dit-il i't ~l. Thou,·c11cl. contre la conduite du caimacan à las~y. eh birn ! list>z donc la circulaire de~]. 13illault sur· la libert,· des élections en Franc,, •. Le golnernemcnt franrais montra les dents. meirn\~a la Turquie d"une guerre; mais, scnlanl que l'.\uglctcne ne le suiYrait pas, il se conlenla de l'annula• tion des élections. I.e Hl ao1H 18j8, à Paris, un nou'"eau Congrès rt;gla l'affaire. La France laissa tranquillemcnl effacer les concessions faitrs aux B.oumains deux ans aupal'a,·ant: ils demcurl•r('nt sous la s11.1.erai11eté du sui• tao. s{·parés to11jo11l's l'll <leu;,,. pro,·inC'cs el soumis au ll'ibut, n'ayant pour toulr- satisfaction que l'uniformité adminisll'ati,c. ~apoll·on laissait en somme les ~loldO\·es se déh.-onillcr seuls; cl ils se débrouillêrcnl fo1·1l,ien en flisanl comme hospodar clans les deux pro\'incl~s .\lr;,,.and1·c Couza qui prépara runité et l'indépendance roumaines. ~lais depuis des mois déjà, « l"01·ient n'l•tait plus rien <l,rns les ralculs de );apoléon Ill •· Lïtalie élail tout! C'était en Italie que la politique napoléonienne des nationalités, a,·ec tonies ses consl~qurnccs, allait se déployer. Il nous faut rappeler en quelques mots ré,olution dl·dsl\·e qui ,·enait de sr produire dans le m.ouvcmcnt pour l'unité et l'ind{·pendancc en ltalir. :\aguère encore. lo1·s de la g-randc poussée <l"opinion qui a\'aÎt amené les soulèvements de l8'18, Home el la Papauté. c:,..altè~ par Cioberti, axaient tenu la prcmiè1·e place. Les l:vèncmcnls de HH8 el <les années suin111lcs a\'ail montré ce qu'était ,raimenl la papauté: l'oh!»laclr à l'unilè it,tlicnne, ;l la liberté italienne. Soutenue par les Bourbons. par l'.\11trid1r, par la Frauce réaclionnaire, elle était apparue, dans sa ,·éritê. rom me le cf'nt1·e de la rt'artion ... ~Lais d'autre part il a,·ail été reconnu aussi que les ri-publicains avaient étë impuissants à défendre la libe1·té contre elle et conll'e l'<'·trangel' . .\lors. ,1 ]"heure oit les princes italiens faisaient appel à la protection de L'Autriche et sui,·aienl la papauté da11s la ,·oie rëactionnaire, le royaume de Sa\'oie, g-ou\'Cl'Jh~ par un 1·oi jeune, décidt' ù 1·l•sister i, l'Autriche, appuyé sur des ministres catholiques, mais hostiles à la rC.:,ction, apparut, dans la détresse, comme le point de ralliement des ·patriotes. Des hommc-s de tous les partis, <les conscn·ateurs, des révolutionnaires, des républicains sr groupèrent autour de la monarc-hic sarde. Si ~Jazzini et C:arihaldi, dans l'exil, demeuraient irréductibles, Hattazzi, Farini, Cialdini. in.struits par la dêfaite, apportaient leur concours à l"l~tal fort qui semblait, seul désormais. pouvoir conduire les Italiens il l'unité et à la liberté. Un homme, entre tous, a\·ait contribue à cette évolution, a rc noun"au
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