Albert Thomas - Le Second empire : 1852-1870

IIISTOIIU: SOCI.\LISTE 8!l orC'illc distra_itc les arguments <les débaltcurs, rt-.Yaient a l'action nt~tcssairr, cl, dédaign;111l « les carlouclws philosophiques »,souhaitaient« d'apprendrt> i, faire des <.·aa·touchC's » ?... En attendanl. les p1ofcssc11rs de )lassin. de Favart, tic Sainte-Barbe. cl<· ces in~tit11tio11s libres la1qucs, donnaiP11l à nn nombre-, rhaquc année plus g1·a11d,de jeunes gens, le désir de lt1tte1· rou,· 1~ Hép11hliq11c. !.'Université a,ait ét<: bl'utalrmcnt. systématiq11cnu.•11t rrappt't•dcpub J8.-,0: :tu moment du Coup d'Etat, nombreux. t1nlir11t été lrs profossrurs répuhlirain.., qui aYaicnl élt'• dcsti111(•s011 fo1·rés à dé111ission11cr pour n•fus de scrnu..·ut. La jcunesst· ne- l'ig-norait point. C"était ,r1·~ rc-s homrnC's qu·t•llc- '-t.~ tournait spontanémC'nt. tt 011 s,Hait <'l' quïls aYaicnt ,'lha11don1u:; on sa,ail rc '(t1ïl .. avaiC'nl ac<·rph~ plutùt qur dïnrliru.•1· la fif"t'lé dr IC'ul' ca1 ;H•tl•1·('... 011 n"rnlrndait janwis tomber <I<- l(•ur botu·hr une plainte ~ur ("C qu'ils an1irnt sac-rift~ ou sur l'<' quïb souffrairnt maintenant . Parmi t•u,, il fa111citrl" \'aehcrol, B:1rni, les dru, phil,Hwphes collabo1·atr11rs dr la /(r,,m• dt, Paris. l·:ugl•nr DC'!--pois, rhi~loricn. lt• dèmorratc au l'O'llr anlt•nt rt pt11· •• \ssola11t, Frédt.~ri<· >lori 11, Boutte, illr. Par lt.·111·c11seigne111ent. pal' des co11férc11c<-s, inonblié,--s de tous 1C'urs auditr11rs, ils II l'C'firrnt les .lm('!,. ch~ la jrunrssc fo1·trs et vil'iles comn1r k°'I leurs ». Ils firent des t.~tudrs rla,siquc~ ou df• la philosophie un e1heig11t•111ent dC' lihcl'h: .. \11 jour Ir joui', i\llS!,i. dans des réunions intinws a,·ec lt>11rs lqè-,·1~s, ils ne (h;daignè-1·rnl poiut la prtitr gur1·1·t.~ ef'fit.:arc des bons mots ou dC', rcnirn·qur~ am11'\a11tcs: loutcs lt'"'I prlilrs 1·om~rirs jésuitique~. le:; oubli~ d,• 5lroplws inq11it··1antC':; dans 1cs mot·<·raux clhiisis, les lripatouillagc1-,dC' textrs. les fausses citntions pa1· loyalisnic- ou pnl' piétl·. t.•tnicnl pal' eu, d{•not1ct•... :'\fais. ü <l'aut1·r.., hcnr<'s 1 SUl'tout riu retour des Yacances 1 ils dih:tie11t leurs récentrs rencontr<-s a\·rC' les prosl·rits illustres ou Ji:;aiC'nt les ve1·s ''<'nge111·s, les pamphlets rappo,·t(•s en f1:nudc. Ainsi SC' formait ll011r la )ltipub)iquc une jru11rssc hourg-eoise. ou si l'on vrut, 11nf' jruncsse in1<·1lccluellc. El lrs maitrrs constataient a\CC joie la poussée dr c·cttc nou,·rllr gt.~nt~ration." Harcm<•nt,disait F1·édé1·i<" )!orin, Ir"' mau,·ais ont éh: pi1·es qu·aujourd·hui : mais jamais les hons et les génér<'ll). n"ont éh: mcillrurs ... Toul cr qui n"esl pas ahsot·bé par les b'l'Ossirrs piaisirs ou l<·s calruls plu~ grossiers rnc:01·c a la nH\lllC'pf'11séc, l('s mèmcs \'HCS, les mt.'·mcs cll•~ir:; . l.rs petits journaux littéraires, •l demi-politiques. se mulli• pliairut, :1 Pa1·is ou en pro, În<'r, tous c.'phém(•rrs mais utilt"'s. Et les boucans faits au cours des p1·ofcsseurs impérialistes. de Sainte-lleuYC ou de :'\isard, accusé, crlui-là, d':noir admis 1 deux moral<-s , in<liquairnl il ers .'.\lessicurs que cc n'était point ~1 rux que revennit l'influence, l'autorité mol'alr sur la jeu 11essc des Ecoles. ~lais cc n'étaienl ni lesj1rnrnaux, trop coùtC'II'-, 11i les 1·(•n1es, ni lrs confé• rrnrcs, ni lrs con,·e!·sations d(~salons qui pouvai(.'nl permettre a Ln p1·olêtaircs républicains de se rencontrer, de se sentir les (•oudcs, de 1·animcr leurs sou• ,·enirs ou d'entretenir lrurs espérances. Dans les grandes ,·illes, dans le~

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