11ISTOIIH: SOClALISTE Saurait-il ~l' hau::,ser au). résolutions, it,toun•us1.·~ crul' comportait unr situalion ré-"olulionnaire ? Il commr1wa IHlr a11no1H'rr an•,· fraca;;; nu 1l/011ite11r qu'aucun ,les impl>ls rn ,igue11r Il(' !,t'1·ai1 ni ,upprirn,-. ni ruodi(i(·. 1.r motif allégué fui qur le Co11,·t•r11cmrnt pro, isoirt' ,•nra-.Î<l(;i-.tittout chang-('rnC11l r11 <·ette matii•rc comme- une us111pation sur lt·, ,l,oih dt• la future .\-,i,emblécnationa1c: l0 'était du prt•mier coup I ranc-ht•r l 1·spoir dt• toutr 1·efon1H• i111rnédinte. C'était même p1·o('la111crlïmpo~siLtc. Ca1· )l'~ rt'p11blicai11:-.,:nrivaulatt pou,oir, a,aip11t des cngal(f'lll<"III!, a1"qurl,., il 11\•1il ,;té ni lwnnN1• ni prud<'nl dt• h'C' J(,1•obcr. Coudrhaux, ne songeant qu'i1 li.l:,:,Lnrr la l'las.sf" hourgeoi.sr, fit payer pu,· anticipation la rente, bOrtc de hra,a<l,· qudque peu pufrile et do11t l'rff<"t fut d"avÎH~•· lrb inqui(•tudf.'s q11'011 v11nlait :ipaise1. ~lais lepCUJJle: 1 Il t•tait urgent el séanl dr pen.scr aus~i à lui. C'c-sl JJOur·cp1oi 1 1nalgrè la <l~dare lion solennellr des jours précéd(•nts, le Cou, crncnwnt pro, isoirc aholissai 1 l'impût du ti111111'e,qui pesai! sui· ln prrssr et <·lll(ll'chnit l,•!-J journnux à bon maH·lu!. Quelques jouas plus tard, p<•11-,a11tau, pn~sfln:-., il suppl'imait ù partir <lu 1" Janvier Hl'ltt l'impùt tlu S{'l, <1ni ~ow. l.oui:-.-Philippt• rc11dait G.; 111illions Pn,iro11. Coudchaux, qui 11t• dt~colérail point. qui ful1ni11nit sans rl'l1khr ront1·r les théorirs df' Louis Blarll', n'ntlPndit pa~ lt' tli'rnit.•1· 1>1·t•te~IC' pour s'en aller, Il 1.h'da1·a que la ,ituation dait dé,c,p,·11•,•, quïl refusait de p1·,••ider h un naufr:i1,:c infdtablc. Il parlait d•• •e faire saute, la een•,•lle. si 1'011i11sistail puur lo r<•lenit·. 1.: M. Cuuckhau'\'. a,oit perdu lu ft~lf' ,1, dil Odilon Bnrrol d31h ses Jlémoù·<•s. Brf'f il donna Ra dt•miss:on n,·et· éclat, R\C"c· d(l:s paroles rudes et véhémentes .5 :\lnrs . Il fallut lui trou,·er ,ln successeur immédiat; Garnier-Pagès qui avait été jusqu'alors maire de Paris consentit ù lente1· l'aventure. litais qu'allait-il faire? Son d1.'b111ne fut pas heureu,. Il ajourna à partir d'une certaine somme le rcmbourseme11l des dépôts faih aux Caisses d'épargne Voi,· plus haut. Il est HOi que Carnier-Pagi•s prétendait ainsi frapper seulement /i•.• gros di'p,11.<. appartcnnut. disait-il, ,, des familles aist'cs qui montraient un<' défianrr injuricusf' il l'Etat; mais CC' ne s0111 guère les !{l'OS capitnlistes <1uiplacent leurs n'ser,·e(u la Caisse d'épargne: en n 1alit,: r'f'taienl dC"petits co111m('r{'ants, d(• pelih pntrons, de loul pclits bourgeois qui se trou,•nientatteintset cela i'Ontrastail pèniblem<"nl aH•(' la fa,cur cp1'on faisait en nu\me temps aux rentiers, en les payant par o,nnce. Cela jetait un jour cru sur l'intérêl d<' tlasse qui dominait, peut-t'Lrt' it son i11s11, le minis• Ir<•des flnances, sur la rat•On dont il ménag<'ail Ja hour~roi:...ic rkhr t•n ayant l'air de la mnltraiter. Mais ce n'était pas ,assez de ne point ,·idcr la caisse: il fallait la remplir. Un emprunt de 3:;0 millions en rentes 30 0 avait été ,·oté en 1847. Rothschild en avait soumissionné pour sa part i;;o millions au prix de i2 fr. 48. Sur ce total 85 millions environ avaitent été ,ersés par lui U\'ant le :,a4Février. Le soumi~sionnaire dev:,it, le 7 tir chacun des mois suh·nnts. ,c-rscr 10 millions. Mui:, il dt'dara qu'il ne pou,·ait, pour raisou de force majeure,
RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==