Georges Renard - La République de 1848 : 1848-1852

IIISTOIRE SOCIALISTE une majorité considérable /128 contre 19H. La séparation dc-s partis sur celle <[ueslion futaulant politique qu'éconornique; car 1011sles t'('publirains 8\'an(•és furent dans la minorité; orléanistes, légitimil-ilc~, bonapartistt•s ~r rangèrent du cùlé du protectionnisme. Or, par une étrnnge ,·icissitude, neuf ans plus Lard, en 1860, le libre échange clc,ait ,'1re bntsqucrncut imposé i, la France par Xapoléon Ill, ayant pour minislres les Baroche cl les Rouh~r (ïui, sous la République, a,aiC'nt voté sur cc point contre les r<.;pub1icain"-, futurs proserils du même Napoléon. CHAPITRE IX 1.ES ~IO\'ESS DE TRA~SJlOIIT Une industrie qui•sedé,eloppc, un commcr<·c qui progresse ne peuvent s(• passer de hons moyens de transport. f.'introdurtion des machines dans Ir-. usines est solidaire cl contemporaine d<' l'application <l<' la ,·apcur· aux ,·oi("~ de communication. t.a poste aux lctlr~s de,ail s'en ressenlir. Elle était alors liraillée en Ire deux conceptions dirférentes. Pour les uns, cllC' ètaiL une institution fiscal<· recueillant une sorte d'impôt destiné à remplir le:, ;caisses puhliqucs, et, rn \'ertu cl<' celle idée, on maintenait les taxes élc,·ées: poul' d~aut1·cs, elle dr\(• nnitde plus en plus un sen ire public qui, sans être tout;. fait gratuit, c·om,uc celui des roules, dc"ai l se borner à couvrir ses frais et, pa I' conséq uen L, l'éù II i rr les taxes au mini,nun. La première dorninait encore, cru an<l éclata la llé- ,,olution. Les correspondances, comme les voyageurs, payaient J>lus ou moi11s cher, selon qu'elles allaient plus ou moins loin. La Fran<'c, comme c'est Ir cas aujourd 1 hui en certains pays pour les chemins de fer, était di,·iséc c11 z6nes, dont le tarif ëtait proportionnel aux distances parcourue:, ; il y c11 avait onze, et le port d'une let11·e coûtait de 20 centimes à 1 fr. ~O. En 181,ï, on a,·ait proposé de 1·éformcr ce sysl«'•me suranné, d'établir \pour la France entière une taxe uniforme <Ir 20 centimes. L'aristocratie cl'arge11(,1ui gou,crnail a,·ait refusé celte petite ('Onccssion aux p·auvrcs, qui se l'ésignaienL à écrire peu ou inventaient d'iugénieuscs combinaison, pour se dérober à de~ frais onéreux; el le commerce avait continué d'être gêné autant par la com- _plicalion des formalités <[UCpar le co,\t des em•ois. Comm~ la réforme électorale, la réfonne postale ll'Ïompha en Février. Sans oser suivre jusqu'au boui l'exemple de l'.\ngleterre, qui, dès 181 ,0, a,ail risqué« la lettre i1 deux sous;» sans tenir compte, àJplus forte l'aison, d'une proposition qui tendait à fai,·e distribuer les letlres au p,·ix de revient déboursé par l'État; la loi du 21, aoùl 181,8 abaissa su,· tout le Lerriloi1·,· de la France y compris la Corse et l'Algé,·ie) la Laxe des lellrcs pcsa111 7 gr~mmes 1/2 à 20 centimes. Ce ne fut pas sans opposition. li nc·,nan<[ua p~s

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