lllSTOIHE SOClAUSTI, <le gens pour sontenil' que c'était un avantage pou!' les Yilles au détriment des campagnes oü la correspondance est moins active. C'était toujours la politique du chacun pour soi, bl'isant les liens de la solidarité entl'e le,; r·l·gions et entre les citoyens d'un mèmc ~~lat. On leur assura que cela coùtcrait J)Cll, que les recettes remouleraient vite au niveau déjà atteint et même le dépasscrnient. li y eut toutefois des hésitations, des reculs. La réaction cul ses remous jusqu'en cc domaine. L'expérience ne fut autorisée que jusqu'au l" juillet 18:;0. Après quoi l'on remonta de 20 à 25 centimes; et il fallut attendre plusieu,·s années pour qu'on en rtvint au chiffre adopté en 1848. Cependant les statistiques allestaient clans le mouvement postal une augrnenlatio11 qui se fit sentir dès le jour oll la l'éformc fut mise en vigucu1· 1er janYiel' 181,!J),Les recettes de 18',7 allaient être égalées dès rn:;4 malgré l'abaissement des tarifs, malgré la diminution que les lois répressi,·cs avaient infligée à Ja CÎl'culation des jourJlaux et imprimés. POSTES A:,i:'(ÉES NO.l1811.t. DE LETTRES l'KODL:IT DE:8 TA:\ES :,iQ:\IDRE 4ts JQl)R:'U.1,/X PRODlJIT DES TA.XE$ - - (lelh'e,) ET 1:\1.PKJMliS (JKl'IHl tl i■prilln) 181,ï 12G.1,80. 000 l15.û't8.000 00.175.000 2 millions 7 1848 122.140.000 4:J !) J2(), 193.000 :1 - 8 J8't!J J58. 2(;,~ .000 32. 1 14ü. ;;28. ooo 1, - 3 .... ,, ' ., ., ''' 1s:;i IGS.000.000 38 5 :n.968.ooo 1 - 0 Les télégraphes commençaient aussi à se développe!'. En 1851, la France possédait 2.313 kilomètres de lignes télégraphiques et une vingtaine de stations qui avaient envoyé en ,11i an !l,011,dépêches et rapporté 77,000franes. Dès septembre 18.H, nn c,lble la reliait à l'Angleterre. Les partisans de la routine étaient voués à une défaite prochaine et décisive. Quant aux mies de communication, on vota une loi SUI' la police clu 'roulage, des fonds pour la création et l'entretien de chemins vicinaux, de routes, de canaux; oo réorganisa le corps des Ponts et chaussées; on fit une enquête sur la marine marchande et le cabotage, etc. Mais la grosse question du moment est celle des chemins de fer. Le nouvcaµ mode de locomotion est alors si fort en faveur qu'on lui sacrifie les autres, sans suppo,;er 1u'ils puissent un jour soutenir celle concurrence redoutable. On sait quelle était alors la situation mixte des voies ferrées. La France bourgeoise de Louis-Philippe avait adopté à leur égard un système qui était un compromis. Elle n'avait pas osé les considél'Cr comme une entreprise purement privée, fonctionnant à ses risques et périls, soumise au régime de la libre concurrence, exploitée commercialement sans autre b~t que d'obtenir le plus de bénéfices possible avec Je moins de frais possible. Cela était bon pour l'Angleterre et les États-Unis, pays de minimum gouvernemental et
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