lllSTOIHE SOCIALISTE a,·ec la Sardaigne. le l'ortui-:al. l.ichenl d'abri Ier de la conlrefac-on la production littéraire et ar1is1iquc. Des primes encouragent l'exportation et le )lessage pré;.idcnticl ùu 12 :'\ovembre 1850 constalc que la cr,·ation cl'établisscmc-nls industriels a repris son mou,·emcnl. \'oici. en <'ffct. le nombre de reu, qui sont O(;S dans le premier semestre des quatre drrnièrc:, années: lS'ii: n2. - JS'tS: 68. - 1s1,9: o;;. - 111:;o:89 l"n autre fait ,int prouver la ,·italité persistante. la ,igoureusr êlastidll; de lïndust,·ic fran,·aisc. Cc fut l"E,position de JH',!I. a l'arb. Eli,- raillit c-t,c internationale: l'idl'C fut agitée dans le Conseil des miuistrcs. ~lais rc qui a,·ait un caractère international dait à cc moment fort peu en f~ncur auprès dt" la dasse bourgeoise. On craignit d'alarmer les inté1·t·ts: 011 sr contenta d'une Exposition nationale. Elle fut signalée, non par des œo\TC'S de lnxc et d'apparat, mais par la bonne tenue des articles courant., 1lt•sobjri. utiles. Il i rut 4.. ,31 exposants, l 10 de plus qu'en lS'ol,. Elle o,·etlf>a u,ir surerfir-ic ayant :J.000 mètres carrés. de plus que la préréùcnte. On y remarqua: des progres da11s la métallurgie, p1 ogrès néce!t::-iÎlés par la fahrieation drs rails. des locomoti\'es, df's machine~ il \'apeur: une invention rl'centC' lil·c inti1ncmcnt aux chemins de rer, la telégraphic élccll·ique, qui faisail déjà marehc,· drs horlo~<'S et qui allait ..~tn• appliquec aux communications cnt1·r partituli(•rs; les phares dr Fre~nrl dcstint's à rayonner sur toutes nos cùtes; la p~igneuse llcilmann, qui ~upprimait les pou~sièrcs si da11gerr11scs éparpillt.~r..,dans l'air par)(" pcignag-t• du t.·oton cl dr ln laine, mais qui, héla:-t! commr toult> marhinc nou,clle, supprimait aussi le ga~nc-paiu d"un bon 11omlu·c <l'ou, rieres. l.ïnduslrie franrai~e 1 Clll'Ouragée J>ar celle renu• tfclle-m~me qu"dlc ,·c-1H1itde passer, pril part a !'Exposition univl'rscllc qui eut lieu :'t l.ondl'CS rn 18.)1. Celle prcmi<.·re foirt• du monde, org-anist..~e par la nation qui avait alor-, sans conlèsh• le prcmit•1 rang <lans la fabrication industriclle el <1ui avait été lïnitiatrire <le~ autre.., pcuplt·s en celll" 111atièr<", était com1nc ln re<·onnaissance officielle de l'C marché international que la produclion nu.:cnnique rendait nécrssaire el c1ue la vapeur ap111iquéc aux ,·oies <le conununi- <·ations reudait possible. Les Fran(,·ais n'y firent pas trop mauvaise figure. lh; ~ furent peu nombreux; mais ils obtinrc-11t beaucoup de m<'daillcs. Ils viurcnl, dan, la liste des ré<·ompcnsc..;, imm<•diatcmenl après la Grande-Bretagne et c\:tait l"expression de la ,éritt!. La France en ,·e momenl ctait 1'lu second rang, quoique assez loin de l'.\nglctenc, pour l1 importa11ce des all"aircs et la quantité des produits manufacturés. Ainsi l'acti\"Îl~ productrice de la France a,•ait repris son cours et sans trop de retard, parre que la crise avail été générale en Eu,.ope. L'érolulion interrompue se continuait tians le sens oü elle se dirigeait a,·ant la Hévolulion, je veux dire qu'elle était orie1~léc vers la t1·ansformation mécanique des usines et le dé\"eloppement de la grande induslrie capitaliste, mais avec une
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