Georges Renard - La République de 1848 : 1848-1852

IIISTOIRE SOCIAI.ISTE tcndancf' à disperse!' dans les campagnes les fabriques agglomé1·ées dans les villes C'l aussi avec le souvenir pc1·sistant de la peur proYoquéc par les revcndieation~ ouvrières cl, en conséquence, avec- l'idée qu'après tout il y avait à la fois de ,·e coté des précautions ,, p,.cnd,·c cl des changements i1 opél'er. Blan<1ui rainé avait joint 1111 pl'ogrammc de réformes à son rapport acaclé~ mique cl lïiabilclé de l'l~lyséc fut de pratique,· ectle politique double à l't'·g'.ll'd de la question sociale. L.\ Cll1Cl 1L.\TION Clli\PITRI·: Ylll LE CIH;OIT ET LE C0:'1O1 IWCB Ce n'est pas tout de pl'Oduire; il faut écouler, échanger ses pl'oduits. La circulation de l'argent, des marchandises, des corrcsporn ..Lanccs et des êt1·cs humains a, clans toutes les sociétés modcr11cs, une impo!'Lance immense. :'\ous rencontrons donc de,·ant nous une série de questions rclali,·cs au commerce: crédit, douanes. roules, canaux, chemins de fer, etc. Le commerce de détail et les So,·ù;tés f'oopi:ratù,es de consommation. - Le commerce est toujours frappé pa1· une révolution. Sans doute celui qui se rail au comptant et au détail, qui porte sur les objets de première nécessité, ne saurait sïnterrompre. Il faut bien mange,·, se vètil', se chauffcl'. Il souffi·e toutefois, parce c1ue la consommation se 1·essc1Tc. )lais ce pelit commerce, en 1848, voit. poindl'e à peine les deux puissances ennemies cnll'e lesquelles il Ya èt1·e pris comme entre l'enclume el le marteau: les grands ff1agasins et les Sociétés coopératives de consornmation. Les premiers, ces g,·ands bazars capitalistes oi, la multiplicité des ,·ayons abaisse les frais généraux cl g1·ossil le chiffre des affaires, ne font encore qu'apparaitre et les cntrepùts, où les producteurs peu,·cnl déposer leurs produits pour obtenir des prêts sur ce gage, ne sont une concurrence redoutable que pour les négociants en demi-gros. Quant aux Sociétés ou,Tièrcs de ,·ente et d'achat en commun, elles sont .encore peu nombreuses. L'idée s'en trou,·cchez les Fou1·iéristcr,, comme chez Louis Bla1ic et ehez P,·oudhon. l'n projet pour « l'approvisionncmtnl des classes nécessiteuses », projet qui consiste ù l~labli1· dans <·ltaquc <~ommune, avec l'aide ùcs cai~:--cs publiques, un.Comilt· qui achètera c11 gros et revcndl'a au comptant et au prix de re,·ie11t toute espèce de dcnrét~s, esl rcpous~é par la Constituante comme en Laché de sorialisme, comme ruineux pour les pelils commcr~·ants, comme ne pou,·ant donner que d'insiguijiants résultats /19 Juillet 181,8). Cependant Lyo_n a, dès 1835. des épiceries coopérati,·cs. Elles durent et se multiplient sous la Seconde Hépubliquc. La Société

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